Theo Francken sur les Soudanais expulsés: «S’ils sont en effet torturés, c’est un gros problème»

© Mathieu Golinvaux / Le Soir.
© Mathieu Golinvaux / Le Soir.

Plusieurs Soudanais qui ont été renvoyés ces derniers mois depuis la Belgique témoignent des maltraitances et de l’enfermement dont ils ont été victimes à leur arrivée au Soudan, rapporte Het Laatste Nieuws mercredi. Tous avaient rencontré précédemment l’équipe d’identification invitée par le secrétaire d’Etat à l’Asie et à la Migration, Theo Francken.

Theo Francken avait demandé l’aide du Soudan pour identifier les migrants d’origine soudanaise au Parc Maximilien. Cette mission d’identification avait d’ailleurs été fortement controversée.

Il ressort de témoignages que l’Institut Tahrir pour la politique au Moyen-Orient (Tahrir Institute for Middle East Policy) a pu récolter des informations selon lesquelles plusieurs Soudanais entendus par l’équipe d’identification à Bruxelles ont été immédiatement enfermés et maltraités à leur retour.

Une enquête réclamée

Theo Francken souligne que les procédures ont été correctement appliquées et conformément aux législations européennes et internationales. Invité de De Ochtend, il a ajouté que la Belgique avait demandé à l’Organisation internationale pour les migrations (OIM) un monitoring des personnes concernées. L’OIM n’a reçu qu’un appel, mais qui concernait autre chose, précise le secrétaire d’Etat.

Theo Francken souhaite qu’une enquête soit ouverte pour savoir si les migrants renvoyés vers le Soudan ont été torturés. «  Pour l’instant, nous n’avons pas reçu de signal que cela se produisait, pas même de la part de l’ONU.  » La torture ne peut cependant être tolérée en aucun cas, estime M. Francken. «  S’il apparaît qu’ils sont en effet torturés, c’est un gros problème  », réagit-il encore. «  Alors, personne ne sera renvoyé.  »

 
 
 
 
 
 
 

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