Les offres de rachat d’Anderlecht examinées dans un lieu secret

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C’est en principe ce mercredi au cours d’un conseil d’administration du club qui se tiendra dans le plus grand secret, que sera décidé dans quelles mains (belges) va tomber le Royal Sporting Club d’Anderlecht, sur lequel aura régné la famille Vanden Stock pendant 46 ans. Une conférence de presse devrait se tenir jeudi.

Les offres de rachat d’Anderlecht sont rentrées, mardi, auprès de Jo Van Biesbroeck, directeur opérationnel du RSCA. Reste désormais à en connaître le nombre, ainsi que le nom des personnes qui se cachent derrière chacune d’elles. Selon nos informations, il y aura au moins deux propositions. Si cela se confirme, le RSCA restera entre des mains belges.

1. Gheysens, via ses enfants

L’une émane de Paul Gheysens (via ses enfants), le patron de Ghelamco. Son porte-parole l’a confirmé à l’agence Belga. Il ne fait pourtant pas l’unanimité. Son style est jugé trop bling-bling. Certains craignent qu’il s’intéresse à Anderlecht uniquement pour faire fructifier ses affaires et construire un stade.

Ces dernières semaines, Paul Gheysens a pourtant revu sa copie, acceptant de faire certaines concessions par rapport à sa première intention de rachat. Il a ainsi décidé d’augmenter le montant de son offre, il a aussi accepté que Roger Vanden Stock et Herman Van Holsbeeck restent en poste encore deux ans.

2. Plusieurs investisseurs flamands

Une autre offre, portée par des investisseurs flamands, est également arrivée dans les mains de Van Biesbroeck. Mais aucun nom n’a filtré. Ce mercredi révélera également au grand jour les réelles intentions d’Alexandre Van Damme - qui détient déjà 16,5 % du capital du club - qui, même s’il se dit en retrait, pourrait toujours surgir au dernier moment. Selon la VRT, Johnny Thijs, Wouter Vandenhaute, Geert Duyck et Steven Buyse font partie de ce groupe d’investisseurs. Les deux derniers cités sont issus de l’entreprise CVC Capital Partners, un des cinq plus grands fonds de capital-investissement au monde. Cette offre s’élèverait à 45 millions d’euros pour 60% des actions, mais serait moins élevée que celle de Paul Gheysens.

Alisher Usmanov, l’homme d’affaires russe cité comme repreneur potentiel, a, lui, décidé de se retirer du processus.

 
 
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