Batibouw: quelques nouveautés au menu de l’édition 2018

Inaugurée l’an dernier, la Light Avenue refera son apparition à Batibouw en février.
Inaugurée l’an dernier, la Light Avenue refera son apparition à Batibouw en février. - dominique duchesnes.

Le salon Batibouw ouvrira ses portes du 22 février au 4 mars. Histoire de faire mousser l’événement avant l’heure, les organisateurs ont présenté l’édition 2018 au pied de l’Atomium, à quelques encablures à peine des palais de Brussels Expo, théâtre de la manifestation qui réunira l’ensemble du secteur de la construction et de la rénovation.

Quelques nouveautés ont ainsi été présentées. D’abord, le salon a un nouveau directeur en la personne de Jan Jughmans. Exit donc Pierre Hermant, parti, à sa demande, faire carrière sous d’autres horizons. Ensuite, Batibouw a un nouveau slogan, qu’il n’est nul besoin de traduire : Your home, your life.

Si les cinq sens ont une nouvelle fois été mis en avant (le salon se veut avant tout un endroit où le visiteur, tant professionnel que public, peut toucher, sentir, regarder et même entendre et goûter les produits exposés), d’autres « retouches » ont également été pointées.

Ainsi, le palais 11, traditionnellement réservé aux cuisines et qui est l’un des plus fréquentés, verra son espace agrandi et empiétera sur le palais 7, réservé aux sanitaires. « L’idée est de donner davantage d’espaces à certains de nos exposants en même temps que d’en accueillir de nouveaux », précise à ce sujet Bart Van Den Kieboom, le CEO de Fisa, la société organisatrice de Batibouw.

D’autres palais seront étendus, ce que le visiteur régulier de Batibouw remarquera sans aucun doute, mais pas celui qui y vient pour la première fois. On signalera encore que les organisateurs cherchent visiblement à innover en mettant au point de nouveaux concepts comme le « Walk of floors » et le « Walk of Flame », deux « avenues » entièrement dédiées aux revêtements de sols et aux poêles et cheminées. Ceux-ci viendront s’ajouter à une liste de concepts parmi lesquels on retrouvera comme par le passé une « Light Avenue » (où la lumière est mise en avant), un Immovillage (qui rassemble les produits directement liés à l’immobilier) ou encore Build-IT, cet événement qui rassemble des experts en technologies de l’information et de la communication pendant les journées professionnelles.

Parce qu’il est devenu impossible aujourd’hui de parler maison sans évoquer sa connectivité avec le monde qui l’entoure, Batibouw insistera sur la domotique. Nous sommes de plus en plus nombreux à allumer ou éteindre notre chaudière, baisser les volets ou allumer les lumières en pressant une simple touche de notre smartphone ou de notre tablette, que l’on soit à domicile ou au bureau. Les technologies ont déjà considérablement transformé l’habitat et continueront de le faire dans le futur. Pour ceux que ces nouveaux modes de vie rebutent encore, Batibouw est incontestablement l’endroit idéal pour en apprendre davantage. « Les visiteurs recevront également des check-lists par secteur, insiste Bart Van Den Kieboom. Elles figureront même dans le catalogue du salon et leur permettront de poser les bonnes questions pour leur projet. »

Au rayon des nouveautés, on signalera encore cette initiative fort intéressante intitulée « Jobday & Jobwall ». Le mardi 27 février, Batibouw donnera ainsi la possibilité aux exposants de rencontrer les candidats intéressés par les postes vacants offerts par les entreprises et sociétés exposantes. Un mur où seront affichées toutes leurs offres d’emploi se trouvera à la disposition du public dans le Palais 5 et sera consultable durant toute la durée du salon. A bon entendeur…

Comme à son habitude, Batibouw sera évidemment un lieu de conférences et de séminaires. L’Ordre des architectes, la Confédération Construction et d’autres organismes liés au secteur y trouveront une caisse de résonance non négligeable. Pointons ainsi le Forum de la Construction, rendez-vous traditionnel de Batibouw, qui mettra en avant cette année l’aspect sécurité sur les chantiers ou au sein de toute entreprise.

Enfin, les Belgian Building Awards marqueront une nouvelle fois la manifestation par leur côté festif. Organisé le 22 février, l’événement récompensera les réalisations d’architectes, de maîtres d’ouvrage, de bureaux d’études et d’entreprises de construction. Différentes catégories de prix ont été établies. La soirée de gala aura un conférencier d’honneur en la personne de Vincent Callebaut, cet architecte belge visionnaire qui conçoit des villes du futur qui se fournissent elles-mêmes en énergie et en nourriture.

Journées professionnelles les 22 février (10 h à 18 h 30) et 23 février (10 à 21 heures). Journées pour le grand public : du 24 février au 4 mars inclus (de 10 à 18 h 30, avec une nocturne prévue jusqu’à 23 heures le 1er mars).

Stade national: rénovation

Par Paolo Leonardi

Lors de la présentation de Batibouw, Philippe Lhomme, le patron de Deficom, en a profité pour faire un appel du pied aux politiques. En cause : la saga qui entoure la construction du nouveau stade national sur le plateau du Heysel qui doit accueillir, on le sait, le projet Néo. Si Philippe Lhomme l’a qualifié de « beau projet », il a souligné le danger que représenterait la construction du stade sur le parking C, pris d’assaut par les visiteurs de Batibouw et de beaucoup d’autres salons. « Chaque année, Batibouw remplit le parking C pendant onze jours d’affilée, a-t-il notamment souligné. Aujourd’hui, sa capacité a déjà été réduite de 3.000 places à cause d’entreposages divers. Nos hommes politiques ne doivent pas oublier l’importante activité de foires et de salons qui se déroule sur le plateau du Heysel et qui génère un important chiffre d’affaires et un grand nombre d’emplois. »

Même s’il ne l’a pas clairement spécifié, il va de soi que Lhomme préconise une rénovation du stade existant, voire une démolition-reconstruction à son emplacement actuel…

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