Charles Michel: «Il n’y aura plus de rapatriement vers le Soudan d’ici la fin janvier»

© Bruno Dalimonte - Le Soir
© Bruno Dalimonte - Le Soir

Jusqu’à la fin du mois de janvier, il n’y aura pas de rapatriement vers le Soudan en attendant la fin de l’enquête », a affirmé mercredi soir le Premier ministre Charles Michel sur le plateau d’A Votre d’Avis (RTBF). «  Je veux que la clarté soit faite sur cette situation. On ne peut pas accepter qu’il y ait la moindre ambiguïté », a-t-il déclaré, faisant référence aux témoignages publiés mercredi affirmant que des Soudanais qui ont été renvoyés ces derniers mois depuis la Belgique ont été maltraités et enfermés à leur retour au pays. Tous avaient rencontré précédemment l’équipe d’identification invitée par M. Francken.

Tout en soulignant que ces informations avaient été diffusées par voie de presse et que le gouvernement n’avait «  pas reçu de plaintes officielles », Charles Michel a indiqué avoir immédiatement demandé qu’une enquête soit ouverte pour faire la lumière sur les faits évoqués. D’ici la fin de cette enquête, à laquelle l’Organisation international pour les migrations (OIM) collaborera, il n’y aura aucun rapatriement vers le Soudan.

Les conclusions de l’enquête seront ensuite débattues au sein du gouvernement, qui décidera des suites à y donner.

Philippe Hensmans, directeur d’Amnesty International, a estimé que la Belgique avait «  fait une énorme faute » en faisant venir des « services secrets, sans interprète ». Les autorités belges n’ont, selon lui, pas tenu compte du principe de précaution lors de la mission d’identification.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Diego Aquilina.

    Menaces, duperies, cupidité: la face cachée d’Integrale

  2. Mercredi soir, Sabine Laruelle et Patrick Dewael ont été chargés d’une mission royale, un an et 63 jours après la chute du gouvernement Michel, 269 jours après les élections. Et l’on ne voit toujours rien venir... 
© Belga.

    Former un gouvernement. Comment font-ils ailleurs?

  3. «
La Monnaie 
! C’est ici que j’ai découvert mes premiers spectacles quand j’étais ado que mes parents m’emmenaient voir. Son directeur Peter de Caluwe y a fait venir «
Vessel
» sans l’avoir vu. Et il y a dix ans, on y créait «
Babel
» avec Larbi. Enfin, c’est quand même ici que la Belgique a surgi
: une révolution commencée par les arts
! Et c’est aujourd’hui la seule institution fédérale qui connecte encore notre Belgique divisée».

    Les racines élémentaires de Damien Jalet: «Madonna m’a aidé à vivre. J’avais 11 ans, j’étais fou de son énergie»

La chronique
  • Répondre au populisme?

    Ce début du XXIe siècle est marqué en Occident par le retour du populisme. Trump aux Etats-Unis, Bolsonaro au Brésil, Salvini en Italie, Orban en Hongrie, le Vlaams Belang en Belgique…, la liste est longue de ces leaders ou partis qui en appellent à la souveraineté du peuple pour s’affranchir des règles et des institutions, promouvoir un projet qui se dégage des cadres et des valeurs de l’Etat de droit. Ce constat soulève régulièrement une double question : faut-il discuter avec ceux et celles qui défendent un projet dangereux pour la démocratie ? Si oui, quelle stratégie adopter pour contrer un discours qui connaît un succès certain, parce qu’il vise cette part sombre que nous avons chacun en nous ?

    Faut-il répondre au populisme ?

    Faut-il débattre avec les populistes ? En Belgique, cette question se traduit ces derniers temps par « faut-il débattre avec l’extrême droite »...

    Lire la suite

  • Et si on mettait le cap sur Broadway?

    Il y a deux façons de considérer la communication avec les autres : avec le souci de les tirer vers le bas ou avec la volonté de les porter vers le haut.

    La première option est évidemment la plus facile. C’est celle adoptée, sauf bonne surprise de dernière minute, par certains groupes carnavaliers d’Alost soutenus par leurs autorités locales. Ce dimanche, cette petite ville ne sera pas regardée comme un de ces lieux si typiquement belges où l’on fait défiler des chars et des déguisements dans la...

    Lire la suite