Le Bayern élimine Dortmund (2-1) en Coupe d’Allemagne

@Reuters
@Reuters

Le Bayern Munich a fait respecter la hiérarchie mercredi soir en Coupe d’Allemagne, en éliminant Dortmund en 8e de finale 2 buts à 1 à l’issue d’un « Klassiker » de haute intensité.

Face aux tenants du trophée, les champions d’Allemagne ont fait en première période une impressionnante démonstration de leur puissance. Mais ils ont dû trembler jusqu’à la dernière seconde faute d’avoir su tuer le match, alors qu’ils en ont eu plusieurs fois l’occasion.

Cette victoire est la 15e en 16 matches depuis le retour sur le banc de Jupp Heynckes.

Pour le Borussia et son nouveau coach Peter Stöger, l’élimination n’est pas une énorme surprise mais marque un coup d’arrêt, après les deux victoires consécutives de décembre qui avaient mis fin à deux mois et demi de crise.

Privé de Neuer (fracture du pied), Hummels (malade) et Robben (problème musculaire), le coach Jupp Heynckes avait également laissé Coman et Tolisso sur le banc, pour titulariser Franck Ribéry sur l’aile gauche et la paire Vidal-Martinez à la récupération.

Dortmund était handicapé par l’absence de son buteur Pierre-Emerick Aubameyang, victime d’un problème musculaire à l’entraînement en début de semaine. Le jeune Américain Christian Pulisic occupait sa place en pointe.

Visiblement, les Bavarois ne s’étaient pas conditionnés pour jouer contre le Dortmund moribond de l’automne, mais bien plutôt pour venger l’humiliation des deux dernières demi-finales de Coupe perdues à Munich (2015 et 2017) contre Dortmund.

Impressionnant de vitesse et de volonté, les Munichois ont totalement asphyxié leur adversaire durant la première demi-heure.

Après dix minutes de jeu, le « Rekordmeister » s’était déjà créé quatre occasions énormes, dont un tir sur la barre dès la 3e minute, et le but de Boateng de la tête (1-0) à la 12e minute n’était que la juste récompense de ce démarrage tonitruant.

Rêve de triplé

Dans une étonnante inversion des styles habituels, on voyait le Borussia tenter tant bien que mal de poser son jeu en milieu de terrain, tandis que le Bayern exerçait un pressing étouffant et jouait toutes les transitions à 100 km/h.

Peter Stöger, le nouveau coach de Dortmund, réagissait dès la 33e minute en sortant le défenseur Marc Bartra, pour passer d’une défense à trois à une défense à 4.

Le match semblait s’équilibrer pendant quelques minutes, et Alaba sauvait sur sa ligne une tentative de Yarmolenko pour Dortmund (35e). Mais le Bayern remettait rapidement la machine en route, et Thomas Müller doublait la mise peu avant la pause d’une superbe pichenette qui lobait astucieusement le gardien Roman Bürki (2-0, 40e).

La deuxième période débutait comme la première, et le Borussia ne devait de rester dans le match qu’à la classe de son gardien Bürki, décisif devant James (46e) puis Müller (50e).

La résistance de Dortmund allait finir par payer, puisque Yarmolenko réduisait le score de la tête à la 77e minute, et Munich devait batailler jusqu’au bout alors que Dortmund se créait encore une occasion dans le temps additionnel par le jeune Suédois Alexander Isak, qui avait l’égalisation au bout du pied à la 90+2e minute.

« En première période nous avons été nettement la meilleure équipe, mais quand on a des occasions, il faut marquer les buts », a commenté Jérôme Boateng après le match. « Mais au final, nous avons livré un beau combat, même si en fin d’année il nous manque parfois des forces ».

Le Bayern, qui avait éliminé Leipzig au tour précédent, a donc fortement éclairci le tableau en coupe d’Allemagne, même si Schalke, l’actuel deuxième du classement, est toujours en course après avoir éliminé Cologne 1-0.

Les Bavarois, qui partiront en camp d’entraînement au Qatar pendant la trêve, peuvent toujours croire à leur rêve de triplé, redevenu d’actualité depuis le retour sur le banc de touche de Jupp Heynckes, vainqueur en 2013 du championnat, de la Coupe et de la Ligue des champions.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Caroline Désir, ministre de l’Enseignement.

    Coronavirus: calme, vigilance et hygiène seront de mise dans les écoles pour la rentrée lundi

  2. d-20200129-3YKG2R 2020-01-29 15:26:34

    Brexit: l’Irlande a-t-elle crié victoire trop vite?

  3. Manifestation de «
gilets jaunes
» israéliens, en décembre 2018, contre le coût de la vie élevé au centre de Tel-Aviv
: le thème de la pauvreté ne fait guère recette dans l’actuelle campagne électorale.

    Israël: la pauvreté, grande absente de la campagne électorale

La chronique
  • La fable du matoufé et du guacamole

    L’hiver est là et il nous donne une bonne raison de manger des plats que les diététiciens réprouvent. Vous connaissez sans doute le matoufé, cette omelette généreuse enrichie de lardons, de farine et de lait. Une préparation « émouvante par sa simplicité », s’en émerveille la Royale Confrérie du Matoufé de Marche-en-Famenne, où je suis né. Mon père m’en avait légué la recette un jour où il pensait sérieusement à sa postérité.

    Posés sur les tranches du pain croustillant tout juste sorti du four à bois de ma mère, ces œufs brouillés étaient une partie de mon « chez moi ». Avec le sanglier « qui a une longueur d’avance », l’eau ferrugineuse des pouhons célébrés par Guillaume Apollinaire et les anecdotes que mon père puisait dans son livre culte, Dure Ardenne, d’Arsène Soreil.

    J’ai parlé de ce plat, et je l’ai parfois même préparé, au gré de mes voyages. Il avait ce goût simple, rustique, rassurant, qui, dans toutes les cultures, évoque la chaleur du cocon familial, les grandes tablées après la moisson, le foot ou...

    Lire la suite