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Soudanais torturés: aucun membre du gouvernement ne réclame la démission de Francken

L’ex-ministre des Affaires étrangères, Karel De Gucht, a jugé que le secrétaire d’État ne pouvait plus siéger dans le gouvernement fédéral.

Temps de lecture: 3 min

Aucun membre du gouvernement n’a réclamé la démission du secrétaire d’État à l’Asile et à la Migration, Theo Francken ce vendredi. Tous attendent les résultats de l’enquête officielle dont les modalités seront discutées en conseil des ministres. Dans un entretien accordé à « Het Laatste Nieuws », l’ex-ministre des Affaires étrangères Karel De Gucht (Open Vld) a jugé que le secrétaire d’État ne pouvait plus siéger dans le gouvernement fédéral. Il a invoqué les témoignages recueillis par un institut d’études proche des libéraux européens sur les mauvais traitements subis par des Soudanais renvoyés dans leur pays.

Une décision de gouvernement

Le vice-Premier ministre Open Vld, Alexander De Croo, n’a pas embrayé. «  Une démission n’est pas à l’ordre du jour », a-t-il dit lors de son arrivée au cabinet du Premier ministre où se tient la réunion hebdomadaire du gouvernement. À l’instar de ses collègues, il a insisté sur l’enquête indépendante qui sera menée, «  de préférence avec les Nations unies ».

«  Attendons de voir les résultats de l’enquête. Sur cette base, on verra si on peut reprendre des expulsions. Jusqu’à présent, il n’y a que des déclarations d’une ONG. Nous attendons de voir ce qu’une enquête officielle va donner », a souligné le vice-Premier ministre MR, Didier Reynders.

De son côté, le CD&V, pourtant très critique depuis que ces témoignages sont sortis, ne retire pas sa confiance à M. Francken. «  Je ne pense pas que c’est le moment de jouer l’homme », a commenté le vice-Premier ministre Kris Peeters. «  Le dossier est suffisamment sérieux. On doit l’étudier sérieusement ».

L’unanimité n’est toutefois pas de mise à propos des responsabilités de chacun dans ce dossier. «  C’est une décision du gouvernement, portée par le gouvernement et exécutée par le secrétaire d’État », a martelé le vice-Premier ministre N-VA, Jan Jambon. Une vision des choses que ne partagent pas les chrétiens-démocrates. «  Il n’y a jamais eu de décision du gouvernement », a assuré M. Peeters.

En début de matinée, M. Francken a présenté ses excuses au Premier ministre à la suite de ses déclarations de jeudi, par lesquelles il qualifiait d’« absurdes » les propos de M. Michel sur une suspension des expulsions de ressortissants soudanais. Il a confirmé ces excuses sur le réseau Twitter. En attendant les résultats de l’enquête indépendante, ces expulsions sont suspendues. L’ensemble de la majorité s’est rallié à cette position jeudi à la Chambre.

 

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16 Commentaires

  • Posté par Etienne Van den Eeckhoudt, vendredi 22 décembre 2017, 15:01

    Cela n'étonne personne mais nombreux sont ceux en Belgique qui le déplorent.

  • Posté par Pahaut Laurette, vendredi 22 décembre 2017, 14:00

    Tous les commentaires sont-ils à ce point 'sensibles' qu'ils sont supprimés par le modérateur ???? Censure ?

  • Posté par Petitjean Marie-rose, vendredi 22 décembre 2017, 12:18

    Gouvernement à la botte de la NVA ! Dramatique ! La pente savonneuse devient de plus en plus difficile à remonter.

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