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«Fake news», nouveau mot de l’année: «Elles contribuent à déstabiliser la démocratie»

Les lecteurs du Soir ont élu la locution chère à Donald Trump «  nouveau mot de l’année » 2017. L’accusation de «fake news» est souvent utilisée en politique pour déstabiliser son adversaire nous explique Jean-Paul Marthoz.

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Journaliste au service Forum Temps de lecture: 3 min

Jean-Paul Marthoz est journaliste, essayiste et chroniqueur au Soir.

« Fake news » élu nouveau mot de l’année par les lecteurs du Soir. Cela vous étonne ?

Un peu, parce qu’il était déjà très présent en 2016. Mais il y a eu, en 2017, une banalisation du mot, qui est désormais utilisé dans des blagues, des jeux de mots. Il a été utilisé à tort et à travers, sans qu’on lui donne une définition très précise. Donald Trump l’utilise lui-même dans les deux sens. Il est à la fois producteur d’une quantité impressionnante de fake news, et il détourne le mot en accusant les médias de référence qui sont en désaccord avec lui ou qui mettent en évidence ses errements.

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3 Commentaires

  • Posté par Rahier Pierre, vendredi 29 décembre 2017, 12:50

    Les lecteurs du Soir, appelés à choisir le mot français de l’année 2017, ont désigné dans leur grande majorité l’expression anglo-américaine « fake news » si chère à l’illustrissime Trump. Je n’adhère pas à ce choix, pour diverses raisons : 1. Il ne s’agit pas d’un mot, mais d’une expression ; 2. C’est, selon moi, un anglicisme de mauvais aloi ; 3.Il existe en français plusieurs mots ou expressions , qui expriment la même notion, à commencer par « fausse nouvelle, information bidon, canular, bobard, tromperie (trumperie!) mensonge » et les moins connus, voire carrément oubliés de nos jours, « bouteillon » ou « bouthéon. » (http://www.cnrtl.fr/definition/bouteillon). J’aime aussi « galéjade », mais ce mot serait sans doute qualifié de pédant aujourd’hui. Bref, vous m’avez compris, jamais au grand jamais, bien que je sois germaniste de formation, ce mot de l’année 2017 ne fera partie de mon vocabulaire, sauf si je converse avec un anglophone, évidemment. Et ce serment n'est pas du bidon !

  • Posté par Petit Dominique, jeudi 28 décembre 2017, 17:57

    "Une fake news désigne donc une information volontairement truquée et relayée par des sites qui se font passer pour des organes de presse", dits sérieux ! Mais, souvent, les organes de presse sérieux sont achetés et sont les premiers à diffuser ces "fake news" sans aucune vérification préalable, ni objectivité. Simplement pour le business et faire la une,. C'est ce que j'appelle la "peoplisation", qui est pire que le populisme qui est tant décrié dans ces mêmes médias.

  • Posté par Etienne Van den Eeckhoudt, vendredi 29 décembre 2017, 11:31

    Pourriez-vous m'éclairer. Où est-il encore possible de trouver des informations crédibles?

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