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Fipronil. Norbert Vromant, éleveur: «On préférerait vivre caché»

D’ici à ce que le fipronil ne soit plus qu’un mauvais souvenir, l’éleveur se bat depuis cinq mois pour garder la tête hors de l’eau.

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Dans le village de Thisnes, près de Hannut, la ferme agricole de Norbert Vormant, l’un des 28 éleveurs belges de poules pondeuses touchés cet été par la crise du fipronil, tourne au ralenti depuis cinq mois. Si, en cette fin d’année, les dernières traces de l’insecticide qui a contaminé sa ferme ont enfin disparu (méticuleusement nettoyées, pendant six jours et six nuits), l’homme, au visage pourtant jovial et au buste fort, ne respire pas la confiance. « Je viens encore de recevoir un SMS d’un collègue dans la région, me disant de bien fermer le poulailler cette nuit, car des gens se sont introduits chez lui récemment. » Ces « gens » sont d’après lui des militants pour le bien-être animal, à l’affût de clichés photographiques qui serviront à dénoncer le type d’élevage industriel qu’il pratique.

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