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Bastogne: certains commerçants se demandent s’ils ne vont pas fermer le dimanche

Quelques commerçants se demandent si cela vaut encore la peine d’ouvrir leur boutique le dimanche. Selon eux, les ventes stagnent et la clientèle déserterait le centre-ville.

Temps de lecture: 3 min

Pour la plupart des commerçants, la période des fêtes de fin d’année est l’occasion de réaliser le meilleur chiffre d’affaires de la saison. Pour Marie-France Hartman – qui tient la boucherie du même nom ainsi que le Musée du Cochon dans la rue du Sablon – c’est la cata !

Les clients se sont faits rares ces dernières semaines et cela porte un gros coup sur le chiffre d’affaires mais aussi au moral. Au point de vouloir fermer le dimanche… « Les dimanches, on ne voit personne avant 15-16 heures. Je ne suis pas la seule à le constater et je tire la sonnette d’alarme. Veut-on que Bastogne devienne une ville-dortoir, comme Arlon ou Neufchâteau ? Les rues sont vides. Notre chiffre a diminué de moitié depuis un an. À quoi bon continuer et ouvrir le dimanche ? D’ailleurs, c’est la même chose durant la semaine », dit-elle aujourd’hui.

Au point de vouloir définitivement fermer son magasin ? On n’en est pas loin. « Oui. On y pense. Notre bail de location arrivera à échéance fin 2018. Nous sommes ici depuis des années mais si ça ne va guère mieux niveau fréquentation, on pourrait effectivement cesser le bail », ajoute-t-elle.

La commerçante pointe également le doigt vers la commune et son bourgmestre. Coupables, selon elle, de ne pas faciliter les initiatives des commerçants. « Chaque année, c’est pareil. Nous avons mis un véhicule-vitrine devant la boucherie. Nous payons chaque jour le parking. La commune nous demande d’enlever cette voiturette. Pourquoi ? Notre voisin voulait mettre une tonnelle pour les fêtes. Là aussi, refusée. Pourquoi ne pas faire un marché de Noël semblable à ceux que l’on voit du côté de Durbuy ou Liège ? », s’interroge-t-elle encore.

Vision différente à l’ACAIB

Du côté de l’ACAIB (Association des commerçants, artisans et industriels de Bastogne), c’est la stupeur et la surprise. Le discours est différent. « Ah bon ! On a jamais vu autant de monde que cette année. Bastogne a environ 7 % de cellules commerciales vides, ce qui reste très bien par rapport à la moyenne nationale. La commune reste à l’écoute des commerçants et d’autres ont récemment ouvert dans le centre-ville », précise Alain Gaussin.

On peut dès lors se poser la question de savoir s’il n’y a pas un manque de communication entre les différentes parties. « Peut-être. Dans ce cas, que les commerçants qui ont des idées et des initiatives proposent des projets. On les proposera ensuite à la commune. La Ville n’a jamais été contraire aux attentes des commerçants. Ça ne peut faire que du bien à tout le monde », conclut-il.

 

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