La tempête Eleanor laisse des dégâts en Belgique et en France

Sur la N4 les pompiers s’affairent depuis 3 heures du matin à dégager la voirie encombrée par des arbres. ©PhotoNews
Sur la N4 les pompiers s’affairent depuis 3 heures du matin à dégager la voirie encombrée par des arbres. ©PhotoNews

Durant toute la deuxième partie de la nuit et tôt ce mercredi matin, des bourrasques allant jusqu’à 120 km/h et de fortes pluies ont provoqué de nombreux dégâts sur l’ensemble du territoire. Vers 9h du matin, les services de secours belges, répartis par zone, dénombraient entre 70 et 80 interventions sur la zone de Liège, une soixantaine d’interventions pour la zone Hainaut-Est, une vingtaine d’interventions dans la région de Verviers, etc.

Que ce soit sur l’A17 Courtrai-Mouscron, l’autoroute E411 à hauteur d’Eghezée ou Achêne, sur la N4, ou sur les routes secondaires à travers l’ensemble du territoire, les pompiers s’affairent depuis 3 heures du matin à dégager la voirie encombrée par des arbres, des branchages et des câbles électriques. Mais les arbres ne tombent pas que sur le bitume. Comme à Braine-le-Château, dans la zone de Tubize, où un arbre est tombé sur une maison, à Drogenbos, où une cabine de gaz a subi l’attaque d’un feuillu (pas de danger pour les habitants cependant) ou encore à Ottignies où le propriétaire d’une voiture n’a dû que moyennement rire ce matin.

Ce mercredi matin, la Belgique tout entière est toujours placée en «alerte orange» par l’Institut royal météorologique (IRM). Les différentes provinces devraient repasser en « alerte jaune » en fin de matinée mais des bourrasques entre 90 et 110 km/h sont toujours attendues. Ainsi que de fortes pluies atteignant jusqu’à 20-40mm par endroits… ce qui devrait conduire à de nouveaux dégâts causés, cette fois, par de fortes crues, notamment dans les provinces de Namur et du Luxembourg et la zone de l’Escaut.

Quant à Eleanor, elle rend maintenant visite à nos voisins français. 48 départements sont placés en vigilance orange. De nombreuses stations de ski et campings en bord de mers ont fermé leurs portes et des rafales de vent pouvant aller jusqu’à 200km/h sont prévues en Corse dans la soirée.

Et Eleanor ne prive pas seulement les Français d’électricité ; de nombreuses stations de ski (comme le célèbre site de Val Thorens en Savoie) ont dû se résigner à fermer les portes de la partie la plus en altitude de leur domaine devant des bourrasques atteignant 180 km/h accompagnées d’importantes chutes de neige. Même décision pour de nombreux campings, pour des routes situées en bord de mer et pour le pont de Normandie et le viaduc du grand canal (le Havre). Quant aux transports (dans le secteur ferroviaire comme aérien), de nombreux retards ou suppressions ont été enregistrés. Le trafic aérien a, notamment, été interrompu durant la première partie de la journée de mercredi à l’aéroport de Strasbourg dans l’Est de la France en raison des vents violents.

Loin d’être à bout de souffle, Eleanor continuera de balayer l’intérieur des terres dans les prochaines heures avec des vents de 90 à 110 km/h en poursuivant sa route jusqu’en Corse où des rafales jusqu’à 200 km/h sont attendues dans la soirée… avant de partir se balader dans le centre de l’Europe.

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. HOCKEY EUROHOCKEY FINAL BELGIUM VS SPAIN

    Maîtrise et sang-froid: les Red Lions sacrés champions d’Europe (vidéos)

  2. FRANCE G7 SUMMIT

    G7: Biarritz en état de siège, la ville où on apprend à attendre…

  3. d-20190816-3VKH9V 2019-08-16 15:15:52

    L’Unesco met en garde contre le «Sauvage» de la Ducasse d’Ath et appelle au «respect mutuel entre communautés»

La chronique
  • Vous avez de ces mots: La parlure des {ceux de chez nous}

    Entre wallon et français

    Le précédent billet de cette chronique vous a rappelé pourquoi les œuvres d’Arthur Masson, qui comportent du français et du wallon, ne peuvent pas être considérées comme un langage mixte. L’auteur distingue soigneusement les deux langues, en les faisant alterner selon les personnages ou les circonstances du récit. Il nous faut donc chercher ailleurs l’équivalent du bruxellois « beulemans », dans lequel français et flamand sont parfois imbriqués au sein d’une même phrase ou d’une même expression.

    Cet équivalent existe, mais il n’est plus guère connu aujourd’hui que de quelques spécialistes des productions régionales et d’un lectorat moins jeune encore que celui qui a apprécié la Toinade d’Arthur Masson. Il s’agit d’une littérature essentiellement liégeoise de par l’origine des auteurs et le décor des romans ou nouvelles. Elle est écrite dans une langue dont la base est incontestablement...

    Lire la suite

  • L’Amazonie en feu: Sa forêt? Nos poumons!

    Alors, #prayforamazonas. #prier pour l’Amazonie. C’est en apparence tout ce qu’il nous reste à faire. Car entre la bêtise du président (élu) d’un des plus grands pays de la planète (Jair Bolsonaro) et l’incapacité répétée des grands dirigeants du monde de faire bloc, il n’y a plus guère de place que pour l’incantation.

    Un ciel jaunâtre éclipse São Paulo, une eau de pluie noire déferle sur la ville brésilienne, et nous croisons les doigts. 74.000 feux ont été comptabilisés depuis janvier au Brésil,...

    Lire la suite