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Marc De Vos: «Il faut distinguer bonnes et mauvaises inégalités»

Avec son livre « Les vertus de l’inégalité », le chercheur Marc De Vos veut changer les postulats du débat très actuel sur le creusement des inégalités dans le monde.

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L’économiste, à la tête de l’institut Itinera, n’y va pas par quatre chemins : pour Marc De Vos, il y a aujourd’hui une obsession de l’inégalité vue comme un mal, dans la suite, notamment, des travaux de Piketty. L’analyse du Français serait pourtant volontairement biaisée, découlant sur un mauvais diagnostic, qui ne peut mener… qu’à de mauvais remèdes.

Car, dit le chercheur, les inégalités, c’est comme le cholestérol : il y en a de bonnes et de mauvaises. « Je ne suis pas un anti-Piketty, je suis post-Piketty. Je dis, oui il y a un problème, mais il faut bien définir de quoi on parle. Piketty est intellectuellement brillant, mais ce qu’il fait, c’est de la manipulation. Parce qu’il est politisé. Il l’a d’ailleurs reconnu. »

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10 Commentaires

  • Posté par Weissenberg André, dimanche 7 janvier 2018, 19:13

    "(...) nous assistons donc à un progrès énorme, parce que le succès économique dépend beaucoup plus de vous-même que de facteurs extérieurs que vous ne maîtrisez pas. Cette nouvelle donne du développement du capitalisme humain nous pousse à réévaluer nos politiques sociales." C'est exactement ce que note Angus Deaton dans "The Great Escape". C'est aussi l'opposé de ce que sous-entend Vincent Engel dans sa chronique soutenant la thèse du désengagement de l'Etat, illustrée par les dérives du "charity business"! Les inégalités existent, comme entre deux enfants d'origine sociale similaire n'ayant pas les mêmes dons ou les mêmes facilités. Mais tous deux pourront parvenir au maximum de leurs possibilités respectives, tout comme l’enfant issu d'un milieu aisé (mais peut-être moins doué ...). Il reste que c'est à chacun de fournir les efforts requis ou appropriés, tant par rapport à ses objectifs qu'à ses aptitudes.

  • Posté par Dubois Francis, dimanche 7 janvier 2018, 13:50

    Plaidoyer pour la vertu de milliardaires, détenteurs de tous les talents. Pas du tout idéologique, c'est clair. Ayn Rand sourit dans sa tombe.

  • Posté par Lambert Guy, samedi 6 janvier 2018, 18:48

    A lire les explications de Mr De Vos, je suis certain que nous n'habitons pas la même planète. Ces multi-milliardaires, ces multi-nationales ne sont pas des vampires? Ok! Alors, comment Mr De Vos explique-t-il que ces mêmes personnes, ces mêmes sociétés nous ont "vendu" la concurrence comme étant la panacée mais aujourd'hui font tout pour éliminer leurs concurrents et assoir leur monopole? Comment Mr De Vos explique-t-il le coltan et autres matières premières récoltées par des esclaves pour ces multi-nationales? Et les esclaves des multi-nationales du textile ou du jouet ou... ou...? Ce n'est quand même pas nous qui les inventons ces esclaves! Et quand la multi-nationale Carrefour et d'autres menacent le gouvernement chinois de délocaliser parce que les salaires augmentent? On se pince pour être certain de ne pas rêver! Et même en Europe où des règles sociales tentent de minimiser ce vampirisme, que constate-t-on? Des multi-nationales dont les salaires sont la variable d'ajustement prioritaire: on vire des milliers, non des millions de travailleurs alors que ces sociétés sont bénéficiaires! Ce n'est pas du vampirisme? Et Apple (pas plus tard que décembre 2017 qui triche pour augmenter ces bénéfices? Et l'industrie du coton (voir Cash investigation) qui utilise plus d'un million de travailleurs forcés et qui fait tout pour qu'on ne le sache pas? Et ces scandales à répétition dans le secteur automobile qui triche sur les émissions polluantes? Est-ce peut-être à cause de nous les citoyens? Est-ce nous qui les obligeons à tricher? Et leur lobbying effréné pour empêcher les politiques d'avancer véritablement vers la sauvegarde de la planète dans l'intérêt des générations futures? Pure invention? Exagération de ma part? Mr De Vos, j'ai, non, nous et nous sommes nombreux à penser que ces multi-milliardaires actionnaires n'en ont jamais assez et qu'ils sont prêts à nous emmener tous dans le gouffre pour assouvir leur besoin de richesse et de puissance. Vampirisme? Oui mille fois oui! Et sur la Terre.

  • Posté par Bachelart Bernard, samedi 6 janvier 2018, 18:22

    Itinera n'est pas un institut d'études économiques, mais bien une officine d'influence politique. Marc De Vos n'est pas un économiste, mais un juriste. En dehors de Picketty, plusieurs économistes de haut vol ont dénoncé l'aggravation des inégalités et son impact négatif sur l'économie. Citons Paul De Grauwe ("Les limites du marché") et le prix Nobel Joseph Stiglitz ("Le prix de l'inégalité"). Depuis que l'on a dérégulé l'économie et la finance en Occident, les inégalités se sont creusées et la croissance a fortement ralenti. Comme l'avocat de la mauvaise cause, Marc De Vos essaie de faire passer le vrai pour le faux et le faux pour le vrai.

  • Posté par Jules Vandeweyer, samedi 6 janvier 2018, 9:06

    Le mot "solidarité" est-il dans son vocabulaire?

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