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La Louvière: un tour du monde pour la bonne cause

Stefano Setticasi a décidé de réaliser son rêve en permettant à des enfants de réaliser le leur. Il « vend » ainsi chaque kilomètre parcouru.

Temps de lecture: 3 min

Rester c’est vivre, voyager c’est exister ». Cette citation bien connue colle parfaitement à la peau de Stefano Setticasi. Ce Louviérois de 30 ans n’appose pas cette citation sur un compte Instagram en guise d’appât de « j’aime » mais il l’applique dans sa vie quotidienne. Maroc, Sahara occidental, Mauritanie, Sénégal, Brésil, Uruguay, Argentine, Équateur, Colombie, Honduras, Salvador, Guatemala, Mexique, États-Unis, Canada, Chine, voilà en bref les pays que visitera Stefano en 2019.

Si, dès 2012, ce dernier voyage pour le plaisir, il a décidé, après une rencontre dans un avion le ramenant du Pérou, d’allier plaisir personnel et bonne cause.

« J’ai, lors d’un périple, parcouru les routes d’Asie du sud-est et d’Océanie. Ce fut pour moi, un terrain de découvertes exceptionnel. Durant 15 mois, j’ai eu l’opportunité de sillonner les routes du globe, de côtoyer d’innombrables cultures. C’est lors d’une rencontre dans un avion que j’ai eu l’idée de programmer une aventure à vélo. J’avais déjà voyagé de manière traditionnelle, mais jamais à vélo. »

Trois ans de réflexion

À force de recherches sur internet et de documentations via une tonne de bouquins, Stefano Setticasi a étudié de nombreuses éventualités et tente d’avoir un maximum de réponses avant le départ. « Je suis conscient que je n’aurai pas toutes les réponses à mes questions mais j’essaie de réduire au maximum les inconnues. Mais je veux tout de même être surpris, c’est le but d’un voyage. »

Fort de son expérience de 15 mois loin de tout, il sait qu’il devra faire preuve de caractère et d’un mental d’acier. Non seulement pour les épreuves physiques qui l’attendent mais également pour être prêt à affronter la solitude. « J’ai été confronté à ce problème lors du voyage de 15 mois. La solitude ne dure que quelque temps. Dans les premières semaines, tu penses à ce que tu laisses sans vraiment te rendre compte de ce que tu gagnes en voyageant. Tu imagines ce que ta famille fait. Quand le vendredi soir arrive, tu penses à tes amis qui boivent sans doute un verre ensemble, sans toi. Et puis tout cela se dissipe, tu y penses de moins en moins pour ensuite ne plus y penser du tout. »

Un euro par kilomètre

En plus de son âme de voyageur et la force de ses mollets pour parcourir le monde, Stefano recherchait un moteur mental capable de le pousser dans sa démarche. C’est via l’association Make A Wish Belgium South qu’il a trouvé ce qu’il lui fallait. «  Nous parlions de solitude. Avoir un objectif caritatif derrière le voyage, c’est un outil pour y faire face. Je me suis dirigé vers eux en discutant avec une amie dont la maman est impliquée dans l’association », explique-t-il. « Make A Wish tente de réaliser le rêve d’enfants atteints de pathologies lourdes. Cela me semble être une noble cause. »

Concrètement, chaque kilomètre parcouru a une valeur de 1 euro. Pour les sociétés et entreprises, un autre moyen est mis en place. « Chaque euro est important mais j’ai pensé au modèle suivant pour les entreprises. On peut « acheter » une distance plus longue et réitérer le don à chaque fois. Exemple : si une entreprise, une société, désire donner 10 euros après 100 km parcourus, elle peut le faire tout le long de mon voyage. De cette manière, je suis certain que la caisse aux dons est approvisionnée régulièrement pour les enfants. »

Une aventure humaine qui débutera en avril 2019 et qui permettra à Stefano et à plusieurs enfants de réaliser leur rêve.

 

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