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Arlon/Libramont. Transfert trop long à l’hôpital: des rapports demandés

Une patiente est décédée à Noël.

Temps de lecture: 3 min

Le jour de Noël, Brigitte Genonceaux, une Bertrigeoise de 66 ans, est décédée quelques jours après son admission à l’hôpital de Libramont. Présentant des symptômes de risque d’AVC, il aura fallu plus de cinq heures pour transférer la dame de l’hôpital de Libramont vers celui d’Arlon. Du côté de Vivalia, on explique qu’il y a eu des échanges en interne pour vérifier ce qui s’était passé.

Le 10 décembre, cette dame s’était donc présentée aux urgences de l’hôpital de Libramont. Selon un médecin qui a pu consulter le dossier médical et qui a témoigné sous le couvert de l’anonymat dans les colonnes de Sudpresse, la patiente n’aurait pas été prise en charge correctement. La sexagénaire présentait visiblement des symptômes graves d’un AVC (accident vasculaire cérébral) ou d’un AIT (accident ischiémique transitoire). Des symptômes qui nécessitent une prise en charge rapide par un service neurologique. Problème : à l’hôpital de Libramont, il n’y a pas de service de neurologie. Suivant des accords pris avec les hôpitaux de Marche et d’Arlon, un neurologue est toutefois « rappelable ».

Après avoir passé un scanner, la patiente a été transférée vers l’hôpital d’Arlon, pour être prise en charge. Mais dans un délai particulièrement long puisqu’il aura fallu plus de cinq heures pour qu’elle soit finalement admise. Pendant ce temps-là, son état neurologique a continué à se dégrader. Elle a subi une opération peu de temps après pour tenter de détruire le caillot de sang qui s’était formé mais elle est décédée quelques jours plus tard.

Du côté du Centre hospitalier de l’Ardenne à Libramont, on ne souhaite pas faire de commentaire pour le moment par rapport à ce qui s’est passé. « Je peux juste dire que je suis à l’aise par rapport au travail effectué par mes équipes », commente brièvement le chef du service des urgences de Libramont. « Si plainte il y a, elle suivra le parcours habituel. »

De son côté, Yves Bernard, directeur général de l’intercommunale Vivalia, estime qu’il est prématuré de réagir pour l’instant. « Je ne souhaite pas me prononcer sur le dossier à l’heure actuelle. » Le directeur général confirme toutefois qu’il y a eu des échanges en interne pour vérifier ce qui s’était passé ce jour-là. Il a ainsi été demandé aux différents médecins et membres du personnel médical concernés de rédiger un rapport. « Nous verrons par la suite si nous devons communiquer », conclut-il.

 

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