LuxLeaks: PwC devant la justice française

La perquisition menée au domicile lorrain du lanceur d’alerte Raphaël Halet est en cause.
La perquisition menée au domicile lorrain du lanceur d’alerte Raphaël Halet est en cause. - AFP.

Trois ans après les révélations LuxLeaks et à deux jours du verdict de la Cour de cassation de Luxembourg dans le procès de ses lanceurs d’alerte, Antoine Deltour et Raphaël Halet, c’est au tour de la firme PwC, visée par les divulgations, de se retrouver devant la justice.

Mardi matin se tenaient les plaidoiries des parties après que le journaliste de « Cash Investigation », Edouard Perrin, et Raphaël Halet ont décidé d’assigner PwC devant le tribunal de Metz pour atteinte à la protection des sources.

Une perquisition en présence de PwC

En cause, la perquisition du 28 novembre 2014 par les gendarmes en présence d’un représentant de PwC au domicile lorrain de Raphaël Halet, afin d’y saisir son matériel informatique pour y débusquer, notamment, les courriels échangés entre le lanceur d’alerte et le journaliste Edouard Perrin. C’est sur base de ces mails que les deux hommes ont été poursuivis au pénal au Luxembourg, aux côtés d’Antoine Deltour.

La presse luxembourgeoise révélait dès lundi que les conclusions du procureur de Metz allaient dans le sens des plaignants. L’ordonnance ayant permis cette perquisition était «  de nature à porter atteinte directement et indirectement au secret des sources des journalistes sans motif légitime », affirme le procureur de Metz, Christian Mercuri, cité par Le Quotidien. Le président du tribunal de Metz a quant à lui précisé à l’issue des plaidoiries que la décision porterait sur la légitimité de l’ordonnance en question et non sur la protection des sources. L’affaire a été mise en délibérée au 6 février.

 
 
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