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Mode: L’Empire à travers les uniformes

Journaliste de la cellule wallonne Temps de lecture: 3 min

Après le Bicentenaire de la Bataille de Waterloo, Frank Samson a sans doute décidé de ne plus endosser le rôle de l’Empereur, mais cela ne l’empêche pas d’être reconnaissant puisque sa collection personnelle, reproduisant les habits portés par Napoléon, fait aujourd’hui l’objet d’une somptueuse exposition qui se déroule jusqu’au 31 août au Musée Wellington (1). Le tout, avec l’aide de Franky Simon, celui qui incarne le Maréchal Ney lors des reconstitutions, de la Bibliothèque royale de Belgique, de la Fondation Napoléon à Paris, des Musées royaux d’art et d’histoire, du Musée royal de l’Armée et de prêteurs privés.

« Napoléon, de l’Île de Beauté à l’Île perdue » retrace donc tout le parcours de l’homme, depuis son enfance corse jusqu’à sa mort à Sainte-Hélène. L’exposition rassemble 21 costumes, copies exactes des originaux, qui sont scénarisés de manière telle qu’on a l’impression de ne plus attendre que les mannequins les endossent, se lèvent et se mettent à rejouer l’Histoire, les batailles et les morts en moins évidemment.

Un Napoléon sur son cheval blanc impressionne les visiteurs dès l’entrée. On le voit ensuite occupé à peaufiner des stratégies miliaires devant des cartes d’état-major ou à assister à son sacre. Une scène le représente même devant le Champ de Bataille, une longue-vue cachée dans son dos.

A la mode grecque

À chaque fois, ce sont les tenues de l’époque qui sont mises en valeur. Avec des vitrines qui présentent également la mode civile. C’est l’époque où « les hommes cessent de se poudrer et abandonnent les cheveux longs pour ressembler aux héros statufiés de l’antiquité gréco-romaine ». Les femmes s’en inspirent également largement. Elles « s’habillent ou, plutôt, se déshabillent » à la mode des anciennes statues, « la toilette consistant principalement en manteaux, tuniques à la grecque. Les étoffes sont légères et surtout collantes pour qu’on puisse y coudre des poches, ce qui oblige les élégantes à porter leur mouchoir dans un sac “balantine” ou “réticule”. Les sandales cothurnes sont attachées au-dessus de la cheville par des rubans entrecroisés ou des lanières garnies de perles. »

Des coussin, buste, gravure et autres bonnets d’enfant d’époque en témoignent. On peut même voir une paire de souliers attribués à l’Impératrice Joséphine, tout en cuir, velours, satin et fil métallique. Sans oublier, pour les hommes, des armes, des rasoirs ou des nœuds de brassards.

Ce qui ne gâche rien, c’est que la visite est conçue aussi pour les enfants, avec des carnets de « chasse au trésor » séparés pour les garçons et les filles.

(1) 147, chaussée de Bruxelles. Paf : 7,5 euros ou 6,5 euros/7-17 ans. Catalogue à 12 euros. Tél. : 02-357 28 60.

 

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