Le New York Times qualifie Theo Francken de «Trump flamand»

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Ce jeudi, le secrétaire d’Etat à l’Asile et à la Migration, Theo Francken, va défendre sa politique migratoire au Parlement après la fameuse affaire des Soudanais.

Mais même dans les médias américains, l’agitation autour de M. Francken est suivie… Le New York Times a publié un article le qualifiant de « Trump flamand », « The Flemish Trump ».

«  Theo Francken est un nationaliste flamand de 39 ans qui a été désigné secrétaire d’État à l’Asile et la Migration en 2014. Il est connu pour faire des déclarations incendiaires sur les migrants ; en septembre, il s’est excusé pour avoir utilisé le terme ’nettoyer’ pour une opération de police lors de laquelle plusieurs immigrants sans papiers ont été arrêtés », relate le New York Times. «  Ses supporters et ses détracteurs appellent M. Francken ’le Trump flamand’».

La comparaison ne plaît pas trop à Theo Francken lui-même. «  Come again ? », a-t-il écrit sur Twitter. Il a répondu avec une interview diffusée dans Terzake, sous-titrée pour l’occasion en anglais. Le Washington Post avait déjà qualifié M. Francken d’« extrémiste anti-immigration ».

Theo Francken répond sur Twitter

Theo Francken s’en insurge sur Twitter et publie une réponse à ces « attaques » : « Je ne suis pas ‘anti-migration’, je n’ai jamais été ‘anti-migration’. Je ne suis définitivement pas un ‘extrémiste anti-immigration’ comme le soutient fortement le Washington Post. Je suis pro migration quand c’est correctement organisé et contrôlé. Nous accueillons les gens et nous sommes un pays accueillant et nous devons maintenir ce cap ».

« Nous avons besoin d’un ensemble clair de règles qui soient absolument claires et sans ambiguïté pour le bien des migrants et pour le bien du pays d’accueil. C’est exactement pour cela que les choses se sont mal déroulées. Depuis plus de 30 ans, la migration a été un désordre complet. Je pense que nous avons besoin d’une approche différente. Nous avons besoin de règles claires qui soient strictement respectées. Cette approche est donc absolument juste mais aussi parfois résolue lorsque les circonstances l’exigent. Mon parti politique (la N-VA) ne sera jamais un ‘parti anti-immigration’ et dans un tel parti je ne pourrais jamais me sentir chez moi parce que ce n’est pas ce que je soutiens », a conclu le secrétaire d’Etat.

 
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