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C'est « le » mal dont souffre notre enseignement: l’organisation précoce en filières a tout faux

La concentration, dans les mêmes classes, d’élèves aux histoires et aux parcours difficiles pèse inéluctablement sur leurs performances.

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Chef du service Société Temps de lecture: 6 min

C’est bien connu, une série de caractéristiques personnelles influencent les performances des jeunes aux fameux tests Pisa (Programme international pour le suivi des acquis des élèves) : le genre, l’origine socio-économique, le fait d’être allochtone ou autochtone, le retard scolaire…

C’est moins connu, quoique régulièrement mis en lumière par des pédagogues de tous pays : l’établissement fréquenté et, partant, le regroupement d’élèves en fonction de leurs performances, influence lourdement la notation finale.

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25 Commentaires

  • Posté par Jaspers Marie, vendredi 19 janvier 2018, 0:29

    Selon Laurent Henquet (A votre avis, RTBF),de nombreuses études montrent que l'orientation précoce donne d'excellents résultats! Alors, ayons de l'esprit critique à l'égard de l'étude de l'équipe liégeoise.Il est impotant de spécifier que ce n'est pas une étude de l'Université de Liège mais une étude d'une équipe de la faculté de psycho-pédagogie! Les autre facultés ne sont pas impliquées!

  • Posté par Jaspers Marie, mardi 16 janvier 2018, 3:56

    Cette vision de l'enseignement secondaire ignore la formation à l'enseignement universitaire, pas étonnant quand on sait que les deux "chercheuses" sont à la base des institutrices qui n'ont jamais eu de cours universitaires à assimiler et en ignorent la difficulté. Actuellement, la véritables FORMATION universitaire se fait pendant les trois ans de bacs; c'est là que la sélection se fait.Albert Corhay, recteur de l'ULIEGE, a mentionné à un Grand Oral de la RTBF ,il y a quelques mois, que les principales causes d'échecs à l'Université étaient d'une part le manque de préparation dans le secondaire et d'autre part le fait que l'enseignement secondaire fait croire que n'importe quelle section peut conduire à n'importe quelle étude à l'Université et a ajouté cette maxime :"ce n'est pas l'ascenseur social, c'est l'ascenseur pour l'échafaud".J'ai passé les deux semaines de vacances de Noël à préparer trois étudiants à leurs examens de maths et de physique en premier bac ingénieur industriel (Gramme),HEC, HE construction.J'ai été sidérée par leur manque de maîtrise de ces cours de base et en particuliers pour l'étudiante de Gramme car elle avait les options maths 8h/semaine et sciences fort qui m'a demandé de lui expliquer toute la géométrie dans l'espace, théorie et exercices et de même pour la physique générale du secondaire car elle était incapable de le faire seule.Les deux autres m'ont fait de demandes similaires mais c'était plus compréhensible vu qu'ils étaient en maths 4 h/S.Les trois m'ont dit être débordés par les quantités de matières et leur niveau.Ils avaient de difficultés à y faire face vu que dans le secondaire, ils n'avaient jamais étudié. L'apprentissage de méthodes de travail adéquates doit se faire dès le début du secondaire au sein des cours et cela ne pourra se faire avec les cours de faibles niveaux qui sont prévus par le pacte.Donc les lésés seront les enfants!

  • Posté par Jaspers Marie, mardi 16 janvier 2018, 2:09

    Que vaut cette étude? Elle n'analyse notre enseignement que sous l'oeil de PISA, Notre enseignement qui décline depuis 50 ans aurait du être analysé depuis longtemps pour lui-même: de nombreuses réformes ont été faites et jamais elles n'ont été analysées, elles ont simplement été abandonnées pour être remplacées par d'autres aussi destructrices! Il serait urgent de rendre l'école aux enseignants et faire une sélection à l'entrée des HEP.En outre le niveau d'une étude ne peut dépasser celui de ceux ou celles qui la font! Dans ce cas, les deux "chercheuses" sont à la base des institutrices qui ont court-circuité les 3 années de bac universitaire par 3 années de bac en HEP qui sont de niveau secondaire (et de niveau très bas!).Cet avis n'est pas un apriori : je connais les HEP vu que j'y ai enseigné pendant deux ans et que je donne des cours particuliers de maths à des étudiantes en HEP primaire et leur niveau est dramatiquement bas.Je voudrais aussi signaler que dans les HEP, la tension est très forte entre les profs matières qui refusent de diplômer des élèves qui n'ont pas les compétences requises et les psycho-pédagogues qui ont tendance à laisser "passer" tout le monde.La situation est telle que des profs matière dégoûtés par la situation sont en dépression ou prennent leur pension prématurément.Alors la formation initiale va-t-elle être aux mains des pédagogues? Ce serait un scénario catastrophe pour nos enfants et petits enfants!

  • Posté par Jaspers Marie, mardi 16 janvier 2018, 1:15

    Le tronc commun c'est l'égalitarisme et de nombreuses personnes de haut niveau se sont exprimées à ce sujet 1)La pédagogie du renoncement , V. de Coorebyter, philosophe, professeur à l'ULB, ancien directeur du CRISP,Le Soir, 03/03/2016; 2) Le pacte d'excellence : une occasion manquée?, V, de Coorebyter, Le Soir,30/08/2016.;3)V.Dujardin, Juriste et chroniqueur: L'enseignement a plus besoin d'un retour de l'exigence que du "Pacte d'Excellence", Le Vif, 14/02/2017; 4)Le Pacte d'excellence ou comment produire de la réussite sur commande", G.Cosentino, Licencié en sciences physique (formation rare actuellement), Le Vif, 30/05/2016; 5) "Le discours égalitariste est destructeur", J-M Blanquer, L'OBS; 6)L'égalitarisme, défaite de l'intelligence; S.Le Fol: Le Point,11/11/2017.Ce dernier mentionne notamment : "Le refus de sélection est suicidaire.On sait qu'il pénalise en premier lieu les étudiants des milieux défavorisés"," Le XXI° siècle est la ruée vers l'or gris.Les pays les plus éclairés ont fait de l'intelligence la priorité de leur politique".Notre esprit critique nous invite à lire tous ces articles et à comparer leur contenu avec les discours idéologiques des soit disant "experts universitaires".Il est important de signaler que ces soit-disant experts sont tous issus de la faculté de psycho-pédagogie et il est abusif de parler d'"experts universitaires", il faudrait parler d'"experts " de la faculté de psycho-péda; les autres facultés ne sont pas impliquées.Ce serait honnête vis-à-vis d'elles de le stipuler!

  • Posté par Jaspers Marie, lundi 15 janvier 2018, 22:29

    Le redoublement? Vaste débat! En lisant de nombreux articles de presse, de soit-disant en pédagogues, en écoutant des nombreuses conférences sur Youtube, je constate que : que ce soit en Belgique ou en France, les opposants au redoublement sont en GENERAL des sociologues, des pédagogues et parfois des philosophes et les opposants sont en général les enseignants et certains parents conscients du niveau de leurs enfants et de la supercherie du passage automatique.Parmi les défenseurs il y a une personnalité et non des moindre : J-M Blanquer, ministre de l'Education français: " Il y a quelque chose d'absurde à laisser passer de classe en classe des élèves accumulant des retards", L'OBS, O8/06/2017. Personnellement, en tant qu'enseignante, je suis aussi opposée au redoublement mais tout aussi opposée au passage automatique qui fait des ravages qui peuvent être irréversibles.Je voudrais relaté l'expérience vécue l'été dernier.Un élève de 3° S m' a demandé, à la mi-mai , de l'aider à préparer son examen de maths qui devait avoir lieu trois semaines plus tard.Après une première entrevue, je me suis rendue compte qu'il ne connaissait RIEN en maths, même s'il avait réussi le CE1D (normal car ils sont toujours SIMPLISTES!), même pas les fractions ( 6 P) et le calcul algébrique élémentaire : addition, multiplication, puissances dans l'ensemble des rationnels.J'ai revu l'essentiel de la matière du second semestre de 3° S et en particuliers la recherche d'équations de droites dans diverses situations, le théorème de Pythagore et ses applications, les triangles isométriques et semblables.Mais son ignorance des bases l'empêchait de comprendre la matière de 3°S.Il a raté son examen comme c'était prévisible.Alors que faire dans ce cas? Passer l'examen de rattrapage en septembre.Mais là est apparu un problème dont je n'avais pas prévu : il était incapable de revoir la matière seul.Comme il était de milieu défavorisé et habitait près de chez moi, je lui ai proposé de revoir bénévolement, avec lui ,TOUTE LA MATIERE DES TROIS PREMIERES SECONDAIRES PENDANT LES DEUX MOIS DE VACANCES.Je ré-expliquais de la matière pendant une heure, lui faisais résoudre des exercices avec indices puis lui demandais de résoudre SEUL des exercices que je préparais en fonction de ses difficultés et son avancement. Ce travail lui prenait deux à trois heures par jour.Nous avons travaillé ainsi pendant les 60 jours de vacances, c'est-à-dire que moi j'ai passé 60 heures et lui 60+ 2 X 60 = 180 heures pour espérer maîtriser la matière des trois ans et réussir son examen, ce qu'i a fait.Ainsi le passage automatique de 1° S en 3° S (le CE1D ne permet pas de certifier que les élèves maîtrisent la matière des 2 premières secondaires!!!) a demandé à l'élève 180 heures .Combien d'élèves sont dans cette situation de méconnaissance de la matière des années antérieures? 2/3 des élèves de sa classe l'étaient! Qu'en est-il ailleurs? C'est le genre d'études que devraient mener les pédagogues car elles concernent spécifiquement l'évaluation des mesures qui sont prises,en FWB, sans bases scientifiques. , plutôt que de se livrer à des études statistiques qui en 50 ans n'ont amené aucune amélioration,Au contraire, depuis 50 ans notre enseignement, sous l'impulsion des pédagogues et de leurs réformes absurdes, toujours contestées par les enseignants (toujours ignorés) a atteint un niveau de médiocrité qui nous classe parmi les derniers dans toutes les enquêtes internationales et ce quelle que soit la matière.En français, nos élèves sont à la limite de l'analphabétisme!

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