La maison des défunts sous surveillance

Les patrouilles s’effectuent durant les heures critiques, à savoir durant la nuit ou pendant les horaires d’ouverture des funérariums.
Les patrouilles s’effectuent durant les heures critiques, à savoir durant la nuit ou pendant les horaires d’ouverture des funérariums. - Michel Tonneau.

Depuis le début de l’année 2018, la zone de police de Stavelot Malmedy a mis en place un nouveau système de veille totalement gratuit. Elle s’occupe de surveiller les maisons des personnes récemment décédées malheureusement sujettes à de nombreux cambriolages, dès la mort de celles-ci et jusqu’à leur inhumation. Une problématique à laquelle l’inspecteur Jean-Philippe Louis, à la base de cette initiative, a été maintes et maintes fois confronté. « Les vols dans les habitations ont toujours existé et ils sont malheureusement très fréquents. En ce qui concerne les cambriolages chez les défunts, il ne s’agit clairement pas d’un constat récent. Voilà plusieurs années que des individus profitent de la mort d’une personne pour s’introduire chez elle », explique l’agent qui est à l’origine du projet. « Les malfrats volent pendant des heures bien précises. Ils entrent par effraction chez leurs victimes durant leurs obsèques ou quand le défunt se trouve au funérarium, voire la nuit qui suit le décès. »

Une collaboration efficace

C’est donc pour venir en aide à ces citoyens d’ores et déjà fragilisés par la perte d’un être cher et pour continuer à lutter contre le cambriolage que la zone de police a décidé de proposer ce tout récent service. Ce dernier a été mis en place fin de l’année dernière et est effectif depuis le 1er  janvier 2018. L’inspecteur Jean-Philippe Louis s’est d’ailleurs inspiré d’un système déjà en place : la surveillance des habitations durant les vacances. « Le nouveau service se doit, contrairement, à celui existant, d’être beaucoup plus rapide et ce, afin d’être plus efficace. Il fallait donc trouver un système pour avoir directement l’information. C’est la raison pour laquelle nous avons pris contact avec les funérariums de la région et mis en place un partenariat », poursuit l’agent de police du commissariat de Stoumont qui s’est occupé de contacter les établissements ciblés. Après quoi, il s’est adressé à son chef de zone qui, séduit par l’idée, lui a tout de suite donné son aval pour concrétiser ce beau projet.

Un projet apprécié

« Les funérariums s’occupent de distribuer un formulaire dans lequel toutes les informations nécessaires sont indiquées. S’ils sont intéressés par le service que nous leur proposons, ils n’ont plus qu’à remplir le papier et leur demande sera directement envoyée à notre adresse de permanence. » Une adresse que les agents de police sont susceptibles de consulter plus facilement lorsqu’ils débutent leur journée de travail. Ainsi, les équipes prennent note des adresses enregistrées et peuvent donc s’y rendre lors de leurs patrouilles. Celles-ci s’effectuent tout naturellement durant les heures critiques, à savoir durant la nuit ou pendant les horaires d’ouverture des funérariums. Un concept pour le moins atypique qui plaît à la population et qui semble provoquer l’engouement auprès de certaines zones de police voisines qui ont récemment pris contact avec l’inspecteur Louis.

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Nouveau service|Fin de vie et mort|Police
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