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Pacte d’excellence: pourquoi les profs d’histoire et géographie se sentent incompris

Les projets de grilles horaires du tronc commun réduisent la part de l’histoire et de la géographie dans le parcours scolaire. La profession (re)monte au créneau. Elle dénonce le gouffre entre les exigences sociétales et la portion congrue bientôt réservée à ses cours.

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Chef du service Société Temps de lecture: 4 min

Un débat ! En mettant sur la place publique des scénarios traduisant en grilles horaires le futur tronc commun (nos éditions de ce mardi), la ministre Schyns (CDH) voulait provoquer un débat. Objectif atteint ! Parents, profs, pédagogues, politiques… n’ont pas tardé à applaudir, nuancer ou démonter les propositions. Parmi eux, les professeurs de géographie et d’histoire détiennent la palme de l’inquiétude. Alors qu’ils avaient alerté les acteurs du Pacte d’excellence voici une bonne année, ils ont le sentiment aujourd’hui de n’avoir été ni écoutés, ni entendus.

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4 Commentaires

  • Posté par Petre Eric, mercredi 17 janvier 2018, 12:27

    Grouper et coordonner les apprentissages n'est pas nécessairement idiot. Autant j'ai eu pendant mes études l'impression de cours d'histoire déconnectés de l'espace et de cours de géographie déconnectés du temps, autant j'avais été fasciné par la lecture d'un atlas historique. L'histoire des peuples et des civilisations, leur évolution dans le temps et dans l'espace, touche aussi à la sociologie, aux philosophies, aux religions. Encore faut-il avoir le temps de lier toutes ces notions.

  • Posté par De Bilde Jacques, mercredi 17 janvier 2018, 11:18

    Le non redoublement jusqu'en 3ème secondaire inclus est une aberration. Mon épouse a terminé sa carrière (37 ans) d'enseignante dans une école libre dites "élitiste" en 3ème secondaire. Elle enseignait le français et l'histoire. Imaginez la difficulté que cela comportait d'enseigner le cours d'histoire à des élèves qui l'abordaient pour la 1ère fois en 3ème (ce qui n'est pas le cas dans l'enseignement officiel). En français, le niveau était vraiment très faible et se traduisait par un manque de compréhension dans la lecture des textes, une syntaxe déficiente dans l'expression écrite et orale de la pensée. Bref, on avait l'impression d'être face à des illettrés. Elle se demandait si elle servait encore à quelque chose : il lui était interdit de faire du drill, des dictées, de s'adapter au niveau des élèves, de faire preuve de créativité. Elle devait suivre un programme imposé et les services d'inspection ne manquaient pas de le lui rappeler. Pourquoi est-ce donc si difficile de comprendre qu'en sortant de l'école primaire, un élève doit être capable de savoir lire, écrire et calculer correctement? Ce qui n'est plus le cas actuellement. Par ailleurs, il me semble que le "corps business" de l'école ce sont les enseignants. N'est-ce pas vers eux qu'il convient de tendre tous les efforts (salaire, formation, temps de travail, durée de la carrière)? Apparemment non. Les enfants sont considérés comme des enfants Roi et le délitement du tissu social amène l'enseignant à exercer de plus en plus des fonctions qui incombent d'abord et avant tout aux parents. En ce qui concerne les nouvelles technologies j'ai l'impression, pour utiliser une analogie avec la voiture, qu'on donne au conducteur lambda une formule 1. Les outils (ordinateur, tablette, smartphone) sont de plus en plus puissants mais réfléchit-on à leur utilité réelle? Lorsqu'on me demandait un conseil pour l'achat d'un ordinateur (j'étais à l'époque un féru d'informatique) ma question était toujours la même : que voulez-vous en faire? Cela surprenait toujours mon interlocuteur : il existe une sorte de présupposé idéologique selon lequel pour être "aware" il faut disposer d'un ordinateur, d'une tablette et/ou d'un smartphone. Ce n'est pas faux en soi étant donné que c'est presque devenu une obligation pour accéder à de nombreuses applications, à l'information de manière générale... Par contre, Julie Henry a parfaitement raison de dire qu'on apprend rien sur le fonctionnement du numérique. C'est quoi l'internet, comment classer ses fichiers, comment se protéger des hackers, des spams, des malwares, faire le tri entre les bonnes et mauvaises sources d'information, quelle est la différence entre mémoire vive et mémoire de masse, en quoi l'extension d'un fichier permet de reconnaître le type de fichier, etc. Or, cette absence de compréhension sur le fonctionnement même du numérique nous rend de plus en dépendant de ceux qui "savent". C'est en cela que je comprends sa conclusion lorsque Julie Henry prétend : "qu'il faut démystifier le numérique si on veut rendre les enseignants davantage autonomes face aux nouvelles technologies". Mais j'ajouterais, et pas seulement les enseignants.

  • Posté par Claude Richez, mercredi 17 janvier 2018, 6:38

    mon opinion est la suivante:celui qui ne connait pas l'histoire est condamné à la revivre (dixit de Gaulle et d'autres), quand à la géographie, elle permet de nous situer dans le monde et dans l'espace!L économie s'apprend à la maison et un Master dure 5 ans d'université! Cette ministre, veut créer un cours de citoyenneté du type poubelle!!

  • Posté par Serge Vandeput, mercredi 17 janvier 2018, 11:15

    L'histoire est trop proche de notre identité, notre patriotisme et même notre nationalisme. Certains préfèrent que nous sommes seulement des globalisés, des apatrides cad des consommateurs du monde.

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