Natacha Régnier, présidente de la 8e édition des Magritte du Cinéma

© Sébastien Van Malleghem.
© Sébastien Van Malleghem.

Cette fois, c’est officiel, la 8e édition des Magritte du Cinéma sera présidée par la comédienne Natacha Régnier qui succède ainsi à Virginie Efira. Souvenez-vous. C’était il y a presque 20 ans, en mai 1998. Le jury cannois décerne un double prix d’interprétation féminine aux deux jeunes actrices de « La vie rêvée des anges », d’Eric Zonca. On connaissait déjà la brune piquante de l’histoire, la Française Elodie Bouchez. On découvre avec fierté que la blonde au sourire angélique mais au regard buté qui incarne l’introvertie Marie est belge. Natacha Régnier, 25 ans, entre magistralement dans la grande famille du cinéma. Déclarée découverte européenne de l’année, elle obtient le César du meilleur espoir féminin quelques mois plus tard. La vie rêvée de Natacha qui, enfant, rêvait de cinéma en voyant Catherine Deneuve dans « Peau d’âne », pouvait commencer.

Comédienne exigeante, l’actrice belge à la blondeur hitchcockienne va tracer un parcours atypique, croisant des cinéastes singuliers comme Chantal Akerman (Demain, on déménage), le metteur en scène de théâtre Luc Bondy (Ne fais pas ça !) ou le poète Eugène Green (Le Pont des arts) ainsi que la jeune garde du ciné français (Ozon, Bonitzer, Miret, Bourdieu…). Elle concrétise aussi ses envies de musique, de lecture, de théâtre. Et tourne dans la saison 3 de « Falco » et la saison 2 de « Marseille ».

L’an dernier, on l’a vu au cinéma dans « Le petit Spirou » et « Tueurs » ou au théâtre, portant de manière très intime et bouleversante le récit de Chantal Akerman « Ma mère rit ». On la verra bientôt dans « Une part d'ombre », de Samuel Tilman avec Fabrizio Rongione, Saule et Yoann Blanc. L’an dernier, elle était aussi la marraine des quatre jeunes talents mis en lumière par les Magritte. Cette année, elle présidera la cérémonie.

 
 
 
 
 
 
 

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