La pénurie de main-d’œuvre s’installe en Belgique avec 143.000 postes vacants

La pénurie de main-d’œuvre s’installe en Belgique avec 143.000 postes vacants
Dominique Rodenbach/ Le Soir.

Selon les dernières estimations du SPF Emploi, 143.000 postes étaient vacants en Belgique au troisième trimestre 2017. Ces chiffres confirment les inquiétudes de la Fédération des entreprises de Belgique mais aussi de l’Union wallonne des entreprises : la pénurie de main-d’œuvre se confirme.

Si de nombreux postes vacants sont en intérim, c’est surtout au sein des emplois fixes que la hausse s’est fait sentir par rapport à la même période l’an dernier. Or, on trouve actuellement 353.523 demandeurs d’emploi dans le pays. « Il serait facile de dire : “Donnons ces emplois aux chômeurs.” Mais la situation est plus compliquée que cela », explique Gérard Valenduc, spécialiste du marché du travail, qui a collaboré avec l’UCL et les Facultés de Namur.

Le problème, selon le chercheur associé à l’Institut syndical européen, se trouve dans le niveau de qualifications demandé, qui augmente. Un fossé se creuse alors avec le chômage structurel, qui compte surtout des personnes peu qualifiées. Parmi les secteurs les plus touchés, on compte notamment les technologies de l’information et de la communication, qui peinent à trouver des candidats adéquats.

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