Les abus des huissiers de plus en plus dénoncés

J ’entends parfois qu’il y a des abus, c’est regrettable et c’est bien pour cela qu’il nous a semblé impératif de mettre sur pied ce service de médiation. Ces pratiques font du tort à la profession, qui est pourtant un maillon économique et social essentiel de notre société ». L’annonce faite par Thierry Deboulle, le vice-président de la Chambre nationale des huissiers de justice, souligne qu’existent des règles éthiques, une déontologie. Mais cette annonce survient alors que le nombre de plaintes à l’encontre de certains huissiers et de pratiques très agressives envers les débiteurs défaillants a augmenté de 30 % entre 2016 et 2017.

Au Centre d’appui aux services de médiation de dettes, abondent les exemples de dettes minimes dont le montant explose en arrivant au stade du recouvrement (29,46 euros initiaux deviennent 185,40 euros). Fréquemment, elles concernent la mise, par certaines études d’huissiers, des frais de recouvrement à charge du débiteur. Une répercussion que la loi de 2002, qui encadre le prélèvement de frais, entendait précisément éviter, estimant que de tels frais sont déjà inclus dans l’indemnité forfaitaire ou les intérêts de retard prévus dans le contrat initial.

 
 
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