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Bart De Wever suscite de vives réactions avec ses propos sur les migrants

Dans une carte blanche publiée dans « De Morgen » ce mercredi matin, le président de la N-VA écrit qu’ouvrir les frontières aux migrants revient à mettre la Sécurité sociale en danger. Des propos qui ont provoqué l’indignation du CDH et de la Ligue des Droits de l’Homme.

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Pour De Wever, ouvrir les frontières aux migrants, c’est mettre la Sécurité sociale en danger

Il estime qu’il faut choisir entre accueillir tout le monde et préserver notre système social à son niveau actuel.

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Pour le président de la N-VA, Bart De Wever, ouvrir les frontières aux migrants comme le préconise, selon lui, la gauche, mettra inévitablement le fonctionnement actuel de la Sécurité sociale en péril, défend-il mercredi dans une carte blanche publiée dans le quotidien flamand De Morgen.

Le chef de file des nationalistes flamands entend par cette voie réagir à la situation au parc Maximilien à Bruxelles, où aboutissent des migrants qui souhaitent rejoindre la Grande-Bretagne.

Pour lui, les «bien-pensants de gauche» doivent choisir: accueillir tout le monde et ouvrir les frontières, ou préserver notre système social à son niveau actuel. Car si l’on décide de mettre notre Sécurité sociale à disposition de chacun, alors elle s’écroulera, prédit-il.

La Ligue des Droits de l’Homme réagit aux propos de Bart De Wever sur les migrants: «Il n’apporte aucune solution»

Ce mercredi matin, le président de la N-VA a publié une carte blanche polémique dans « De Morgen ».

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La Ligue des Droits de l’Homme (LDH) et la plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés dénoncent la «logique binaire» de Bart De Wever qui, selon elles, agitent le spectre de la peur. Dans une carte blanche publiée mercredi dans De Morgen, le chef de file des nationalistes flamands a estimé que la gauche devait choisir: soit accueillir tout le monde et ouvrir les frontières, soit préserver notre système social à son niveau actuel.

«Bart De Wever résume une problématique éminemment complexe en choix dual entre l’ouverture des frontières ou le maintien de notre État-providence. Il fait peur aux citoyens en prétendant qu’il faut choisir entre l’un ou l’autre mais que les deux options sont incompatibles. Il prétend que la gauche instrumentalise la crise des migrants en encourageant la porosité des frontières mais il est assez piquant de relever que le président d’un parti qui souhaite la fin de la Belgique et l’indépendance de la Flandre, reproche à d’autres l’atteinte à l’État-nation», estime le président de la LDH, Alexis Deswaef. «Les mesures d’austérité imposées par la N-VA ont considérablement affaibli la sécurité sociale. Il fallait dès lors oser se poser en grand défendeur de celle-ci. Bart De Wever utilise un argument populiste qui fait mouche: faire peur au contribuable qui paie des impôts».

Alexis Deswaef estime par ailleurs que le président de la N-VA aborde la question migratoire par le biais du seul slogan et de la caricature. La comparaison entre Bruxelles et Calais est, selon lui, absurde puisque, rappelle-t-il, la capitale belge compte entre 400 et 500 migrants tandis que la «jungle de Calais» en comptait entre 10.000 et 15.000. «En matière de politique migratoire, Bart De Wever n’apporte aucune solution, se tait dans toutes les langues sur les problèmes pointés par tous les experts: la suspension de l’application du règlement de Dublin et la répartition des migrants au sein des États membres de l’UE», conclut-il.

Pour Mehdi Kassou, porte-parole de la plateforme citoyenne de soutien aux réfugiés, «Bart De Wever est prisonnier d’une vision monomaniaque de la question migratoire mais se rend compte qu’aujourd’hui, il n’est plus suivi et que le vent tourne. L’épouvantail de l’effondrement de la sécurité sociale qu’il agite, n’a aucune rigueur scientifique

Le CDH critique vivement les propos «méprisables» de Bart De Wever sur les migrants

Ce mercredi matin, le président de la N-VA a publié une carte blanche polémique dans « De Morgen ».

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Le CDH a fustigé mercredi, par la voix de son chef de groupe au parlement wallon Dimitri Fourny, les propos du président de la N-VA Bart De Wever considérant, dans une carte blanche, qu’une immigration ouverte en Belgique constituerait une menace sur la sécurité sociale.

«Bart De Wever fustige les étrangers en considérant que ceux-ci vont plomber la sécurité sociale», a résumé M. Fourny à l’occasion des vœux à la presse de son groupe parlementaire. «Nous avons bien fait de ne pas participer au pouvoir avec des personnages de ce type. Ne nous y trompons pas: nous Wallons sommes aussi, aux yeux de ce petit monsieur, considérés comme des étrangers», a-t-il ajouté. A ses yeux, les propos de Bart De Wever sont «méprisables et inadmissibles dans un débat démocratique équilibré».

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