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Procès du «logeur de Daesh»: Jawad Bendaoud assure qu’il n’est qu’un «mécréant»

Le procès de Jawad Bendaoud, le « logeur de Daesh », commence ce mercredi après-midi à Paris. L’homme est jugé, au côté de deux autres prévenus, pour « recel de malfaiteurs terroristes ».

Temps de lecture: 2 min

Le procès de Jawad Bendaoud, «  logeur » de deux djihadistes des attentats du 13 novembre 2015, s’est ouvert mercredi avec plus d’une heure et demi de retard au tribunal correctionnel de Paris. Il s’agit du premier procès lié aux attentats de Paris.

Jawad Bendaoud, 31 ans, qui a pris place calmement dans le box des prévenus, est jugé pour «  recel de malfaiteurs terroristes ». Il avait fourni un appartement à Saint-Denis où Abdelhamid Abaaoud, l’un des cerveaux des attaques ayant fait 130 morts, et son complice Chakib Akrouh s’étaient repliés après avoir mené une attaque contre des terrasses de la capitale.

Les deux « Belges louches »

La présidente a détaillé l’arrivé des deux terroristes (Abdelhamid Abaaoud et Chakib Akrouh) dans le squat de Jawad Bendaoud, le 17 novembre au soir. Le tarif convenu : 150 euros pour trois jours. Ils sont arrivés à 22h34 et ont demandé au logeur dans quelle direction ils pouvaient faire la prière.

Une fois parti, Jawad Bendaoud s’est rendu dans une pizzeria. Au gérant du restaurant, il confiera ses doutes sur les deux « Belges louches » qui voulaient seulement « prier et de l’eau ». Devant le juge d’instruction, il nuance ses propos et se contente de dire qu’il était surpris que les deux hommes paient 150 euros pour un logement sans eau et sans télévision.

Jawad Bendaoud vivait chez ses parents à Saint-Denis. Lors de l’enquête, il a assuré qu’il n’était pas radicalisé. Il se décrit même comme un « mécréant » en racontant une anecdote de prison. Selon ses dires, on le surnommait 666 (le diable) car il avait des « affiches porno et fumait du shit ».

Mohamed Soumah, l’intermédiaire

A côté, le second prévenu Mohamed Soumah écoute, tête baissée, le regard vers le sol. Depuis le box de la presse, on ne voit pas son visage.

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Mohamed Soumah est jugé pour avoir servi d’intermédiaire entre Hasna Aït Boulahcen, la cousine du terroriste Abaaoud, et le logeur Jawad Bendaoud. «  Je suis un voyou, pas un djihadiste », s’est défendu Mohamed Soumah devant les enquêteurs. Il va d’abord expliquer qu’il s’est contenté de mettre en relation Hasna Aït Boulahcen et Jawad Bendaoud pour une histoire de stupéfiants.

 

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