Van der Valk, nouveau phare hôtelier

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Du haut du 12
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 étage, toutes les routes semblent mener au nouvel hôtel, mais dans les faits, l’accessibilité est beaucoup moins directe
! C’est le gros point noir que les patrons de Van der Valk veulent minimiser.
Du haut du 12 e étage, toutes les routes semblent mener au nouvel hôtel, mais dans les faits, l’accessibilité est beaucoup moins directe ! C’est le gros point noir que les patrons de Van der Valk veulent minimiser. - J.-L. B.

La nouvelle tour hôtelière du groupe hollandais Van der Valk est fonctionnelle depuis la fin de l’été, mais il reste encore quelques solides aménagements intérieurs et extérieurs à opérer afin qu’elle fonctionne en pleine vitesse de croisière. Mais les jeunes propriétaires, Sandra et Steven Zeeuw van der Laan, issus de la famille du fondateur Martinus Van der Valk, tenaient à l’inaugurer officiellement ce mardi.

Comme le disait le ministre René Collin (CDH), cette tour est une nouvelle porte d’entrée non seulement pour Arlon, mais pour la province et la Wallonie. L’hôtel haut de 49 m, disposant de 12 étages, se voit en effet de loin le long de « l’autoroute des vacances ou du travail » pour les frontaliers se rendant à Luxembourg. Au départ, ses concepteurs tablaient sur une hauteur de 10 m mais la direction de l’Urbanisme et Idélux les ont poussés à voir plus haut.

Steven Zeeuw van der Laan ne le regrette pas et a même opté pour un peu plus de chambres en cours de projet. L’hôtel en compte 125, d’une suite présidentielle à 100 chambres superior en passant par 5 suites Penthouse dotées d’une… étonnante balançoire face aux larges baies vitrées. Des chambres spacieuses qui offrent une vue imprenable sur tout le réseau routier alentour, vers Arlon, Aubange et Luxembourg.

L’hôtel ne passe donc pas inaperçu, mais comme nous l’avions écrit voici peu, l’accessibilité et la signalisation restent des pierres d’achoppement importantes puisqu’il faut aller jusqu’au rond-point de Wolkrange en venant de l’E411 pour y accéder. Présent lui aussi mardi, le ministre Willy Borsus (MR) a même estimé qu’il faudrait revoir la législation en termes de signalisation, car elle défavorise ceux qui ont opéré de lourds investissements.

Un verger, un potager et des chargeurs électriques

18 millions d’euros, c’est en effet costaud, un des plus importants investissements non industriels depuis des lustres en Luxembourg. Et ce n’est pas fini puisque les parties wellness, fitness et piscine prévues en sous-sol ne sont pas comptabilisées. Pas plus que l’éolienne espérée pour rendre le site autosuffisant en termes énergétiques. Les propriétaires souhaitent en effet incarner cet esprit du développement durable, puisqu’un verger et un potager seront créés dans les mois à venir, pour être utilisés en cuisine, et que de nouveaux chargeurs électriques Tesla devraient s’ajouter à la première volée déjà en place et bien utilisée par une clientèle accro à ces voitures électriques ! Arlon aura le plus important parc de chargeurs Tesla du pays. Même les moquettes, très présentes dans tout cet hôtel aux tonalités et à l’ambiance cosy, ont été faits avec des végétaux et des fibres de bouteilles plastiques recyclées.

Enfin, si un restaurant fonctionne déjà dans un concept « brasserie » sous la houlette du chef Jérôme Hourdoux, un second lieu de restauration est en préparation. Mais le projet gastronomique initial devrait être remplacé par un autre concept.

Tout n’est donc pas opérationnel mais l’hôtel tourne déjà pas mal. Le patron est satisfait, beaucoup plus vite qu’espéré, des nombreuses réservations (près de 15.000 nuitées pour 2018). C’est dire si le lieu répond à une attente pour une clientèle de type business, mais aussi pour des touristes de passage, fans de la grande famille Van der Valk, et pour des banquets festifs et séminaires d’entreprise puisqu’il y a dix salles polyvalentes. L’hôtel arlonais vise clairement à concurrencer les grands établissements de Luxembourg-ville, grâce à des tarifs attractifs.

Des réalités et des projets

Van der Valk totalise 101 hôtels en fonctionnement, soit 69 aux Pays-Bas, 12 en Belgique (Anvers, Beveren, Bruges, Bruxelles et Charleroi Airport, Dennenhof, Gand (2), Mons, Nivelles-sud, Verviers et Arlon), 15 en Allemagne, deux en France (Côte d’Azur), un en Espagne et deux aux Antilles néerlandaises. S’ajoutent 12 projets en développement aux Pays-Bas et deux en Belgique (Liège et Malines).

Tout fonctionne en interne, avec des membres de la famille de Martinus Van der Valk qui a fondé la dynastie hôtelière sur base d’un café-restaurant, dans les années 30. On en est aujourd’hui à la 5e, voire 6e génération de gestionnaires familiaux.

 
 
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