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«Plutôt mourir que de rentrer au Myanmar»

Dans les camps des réfugiés Rohingyas au Bangladesh, des listes circulent portant les noms de ceux qui pourraient être rapatriés progressivement en Birmanie, selon un accord conclu entre les deux pays voisins. Mais sa mise en œuvre semble peu probable et le Bangladesh a reporté la procédure. Reportage.

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Cox’s Bazar (Bangladesh), de notre envoyée spéciale

Ils n’ont pas même emporté de sac. Seules quelques nattes roulées sur lesquelles s’allonger la nuit, dans leur exode à travers rizières et forêts pour fuir les persécutions perpétrées dans leur pays désormais maudit. Ce jeudi après-midi, une cinquantaine de Rohingyas, parias musulmans de la Birmanie bouddhiste, échouent ainsi dans le centre du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés (UNHCR), au camp de Kutupalong, dans le sud du Bangladesh. Ces familles sont parvenues à franchir la frontière qui a pourtant été scellée face à la marée humaine, puis elles ont été interceptées par l’armée bangladaise qui vient de les déposer ici. Epuisés et hagards, mais en sécurité dans un Bangladesh qui les tolère, les Rohingyas s’assoient docilement en ligne. Avec stupeur, les enfants fixent l’infirmière occidentale aux cheveux blonds qui les examine.

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