Attentats de Paris: un texte testament attribué à Salah Abdeslam retrouvé par les enquêteurs

Attentats de Paris: un texte testament attribué à Salah Abdeslam retrouvé par les enquêteurs

C’est une nouvelle pièce maîtresse pour l’enquête sur les attentats de Paris et Bruxelles. « Je suis abu abderrahman celui qui a participer a la premiere attaque » : le texte qui commence par ces mots (les fautes sont d’origine) a été découvert par les experts de l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication. Les enquêteurs des attentats de Paris ont sollicité une analyse très approfondie du disque dur de l’ordinateur dont se sont débarrassés les terroristes dans une poubelle de la rue Max-Roos, à Schaerbeek, le 22 mars 2016. Juste avant de frapper l’aéroport de Bruxelles-National et le métro à Maelbeek.

Ce texte, dont France Inter révèle l’existence, est attribué à Salah Abdeslam. Il n’est pas daté avec précision, mais Abdeslam y évoque sa famille et les attentats de Paris. Le dernier membre en vie du commando terroriste du 13-Novembre était donc un fugitif au moment de sa rédaction.

« Bien que j’aurai voulu être parmi les shahid [martyr], Allah en a décider autrement […] et j’ai réussi à rejoindre le reste des frères car il y avait un défaut dans ma ceinture » explosive, explique Abdeslam dans cette missive, en forme de testament. Un rapport d’expertise demandé par les juges d’instruction a justement pu déterminer que le gilet explosif abandonné à Paris par l’individu était effectivement défectueux. Un câble était abîmé à l’avant et une petite pièce du détonateur était cassée à l’arrière, empêchant le courant de passer et donc le dispositif de fonctionner.

« Finir le travail ici »

Après cette mort « en martyr » avortée, Salah Abdeslam écrit avoir envisagé un départ dans la zone syro-irakienne. Avant de se raviser afin de participer à un autre projet terroriste, affirme-t-il : « J’ai pensé dans un premier temps de venir dans la terre du sham, mais en réfléchissant j’ai conclu […] que la meilleure chose était de finir le travail ici avec les frères cependant j’aimerais juste pour l’avenir être mieux équipé avant de passer à l’action. »

Toujours au sujet de la Syrie, le jeune frère de Brahim Abdeslam explique pourquoi il n’est pas, lui, parti s’entraîner là-bas avant l’attaque de la capitale française : « lorsque j’ai voulu faire ma hijra on ma demande de ne pas la faire pour éviter que [je] sois griller car je devrais travailler ici avec mon frère ».

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