Infrabel lance l’académie du rail

La formation des agents du rail est un enjeu économique important pour Infrabel.
La formation des agents du rail est un enjeu économique important pour Infrabel. - D.R.

Le gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire Infrabel a annoncé jeudi la création de la première école pour les métiers du rail qui sera bâtie à proximité de la gare de l’Ouest à Molenbeek-Saint-Jean d’ici fin 2020. L’Infrabel Academy permettra l’écolage de nouveaux collaborateurs aux métiers du rail, ainsi que la formation continue du personnel de l’entreprise. Le premier coup de pelle du centre de formation a ainsi été donné en présence, notamment, du ministre de la Mobilité, François Bellot (MR), et du ministre-président bruxellois, Rudi Vervoort (PS).

Plus de 500 formations différentes seront dispensées à l’Infrabel Academy. « Les technologies du rail sont de plus en plus pointues. En quelques mois, le personnel sera formé aux besoins et compétences d’Infrabel », explique François Bellot.

Une campagne de recrutement

Il s’agit de la première école de ce genre dans le pays. Les formations sont actuellement organisées par Infrabel un peu partout à travers le territoire. Tous les métiers du rail seront désormais regroupés dans le centre de formation. Le but est de garantir un gain de qualité et une plus grande transversalité en permettant aux différentes disciplines de se côtoyer dès la formation.

Le centre de formation fait partie de la vaste campagne de recrutement du gestionnaire de l’infrastructure ferroviaire. Infrabel fait en effet face à un défi avec le prochain départ à la retraite d’un important nombre d’employés. Ainsi, 600 à 800 membres du personnel sont à remplacer, principalement au niveau des métiers techniques. « Dans les dix prochaines années, un collaborateur d’Infrabel sur quatre s’en ira. Beaucoup de connaissances ne figurent pas dans les manuels. Il faudra organiser le transferts des connaissances lors du départ de nos collaborateurs les plus expérimentés. Il faut également souligner que de moins en moins de jeunes sont attirés par la filière technique, mais l’industrie en a grand besoin », explique l’administrateur délégué d’Infrabel, Luc Lallemand.

Rudi Vervoort y voit l’opportunité de revitaliser une zone de Bruxelles et une possibilité de carrière pour de nombreux Bruxellois. « Au niveau symbolique, dans un quartier où le taux de chômage est parfois trop élevé, c’est une magnifique réponse qui est apportée », estime le ministre-président bruxellois.

Le bâtiment devrait être achevé d’ici la fin 2020 et représente un investissement total de 20 millions d’euros.

 
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