«Wonder wheel»: la patte de Woody Allen est bien là

Kate Winslet dans «
Wonder wheel
».
Kate Winslet dans « Wonder wheel ».

Wonder wheel (Woody Allen)

Woody Allen est dans son élément. Même si les choses se mettent en place paresseusement, sa patte est bien là. Un peu en pilotage automatique mais bien là quand même. Mais notre coup de cœur va à Kate Winslet qui porte haut ce film noir. Woody Allen filme sur les lieux de sa jeunesse. Est-ce pour cela que la nostalgie rôde ? La volonté de faire de l’humour est poussive en regard des drames qui se jouent. Mais on ne dit pas que Woody est à bout de souffle.

The shape of water (Guillermo del Toro)

Un conte fantastique sur la vie, l’acceptation et l’amour. Del Toro insuffle à ses personnages une magie dont il a le secret. Saupoudré d’humour, sensible, The Shape of Water est un moment de poésie suspendue qui ravira les fans de cinéma onirique. Quitte à ne pas être compris de tous.

Jumanji : Bienvenue dans la jungle (Jake Kasdan)

« De quoi un jeu comme Jumanji aurait-il l’air au XXIe siècle ? » C’est l’approche choisie par l’équipe du film. Traduction : en faire un jeu vidéo, transformer les personnages en avatars des joueurs et utiliser, pour dramatiser comme pour faire rire, les codes et la grammaire du gaming.

Le labyrinthe 3 : Le remède mortel (Wes Ball)

Hors de Hunger games , il n’est décidément pas facile d’exister en tant que bon film pour ados tiré d’une série de romans qui leur sont destinés. Autre hic : pourquoi une trilogie quand le propos peut être ramassé en deux films ? Bien sûr, on se doute de la réponse : pour des questions de bénéfices.

Carré 35 (Eric Caravaca)

Le documentaire intime prend des allures d’enquête policière. Essayer de comprendre, démêler le vrai du faux, trouver les pièces qui manquent au puzzle, rompre le silence, bousculer les non-dits et les secrets de famille. Eric Caravaca part en (en)quête avec une grande délicatesse, une bouleversante douceur et beaucoup de bienveillance.

Wallay (Berni Goldblat)

Deux mondes opposés, et deux conceptions de la vie qui s’affrontent… Touchant, Wallay parle du monde d’aujourd’hui et de la quête identitaire. Un parcours initiatique qui ouvre de nouvelles perspectives.

La douleur (Emmanuel Finkiel)

La littérature permet facilement l’expression des états d’âme, de l’indicible. Le transposer au cinéma est un vrai challenge. Souvent casse-gueule. Emmanuel Finkiel réussit admirablement cette transposition. Si, au départ, on a la force du texte, le film impose une adaptation et une interprétation puissantes. Et on est bouleversé de se retrouver ainsi au cœur des blessures intimes d’une femme sur fond de libération de Paris.

Les Tuche 3 (Olivier Baroux)

À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. La N-VA peut souffler
: avoir débranché la prise du gouvernement fédéral n’a visiblement pas traumatisé son électorat. © Belga.

    Grand Baromètre: en Flandre, la N-VA ne paie pas la chute du gouvernement

  2. Mehdi Nemmouche assure qu’il se tait pour protéger sa grand-mère. Mais celle-ci ne veut plus entendre parler de lui.

    Nemmouche renié par les siens: «Il a sali notre nom de famille»

  3. Zineb | INVITÉE DE LA RÉDACTION (2)

    Zineb El Rhazoui au «Soir»: «Quand j’entends parler de religion dans la cité, mes anticorps me crient méfiance!»

Chroniques
  • «Février sans supermarché», jour 15: quand j’ai dévalisé un supermarché... alternatif

    Par Louise Tessier

    Aujourd’hui, j’ai (presque) fait une seconde entorse au règlement : je me suis rendue dans un supermarché. Mais pas n’importe lequel. Un supermarché collaboratif, qui favorise «  les produits issus d’une démarche respectueuse de l’humain et de l’environnement  ». Tout un programme !

    À la Bees-Coop de Bruxelles, on trouve de tout comme dans un supermarché traditionnel, mais en version plus ou moins bio, local, zéro déchet, équitable. « Plus ou moins » parce qu’il y a un peu de tout ça, mais que chaque produit ne répond pas à l’ensemble de ces critères. Et ce qui fait surtout l’originalité de l’endroit, c’est que c’est collaboratif : pour pouvoir faire ses courses à la Bees-Coop, il faut devenir collaborateur. Chaque membre doit investir 25 euros dans la coopérative (qui ne poursuit pas de but lucratif), puis s’...

    Lire la suite

  • Les Flamands, nos frères: la magie des livres

    P ensez-vous que le président Macron devrait lire votre roman ?  » A cette question, Nicolas Mathieu, le lauréat du prix Goncourt 2018 qui décrit la réalité sociale dévastée de l’est de la France, répondait : «  Je pense que oui.  » «  Pourquoi ?  », demandait le journaliste. «  Parce que les livres créent de l’empathie....

    Lire la suite