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Bataille de chiffres sur la sortie du nucléaire

Les études chiffrant le coût de la sortie du nucléaire se multiplient. Mais les conclusions varient selon le point de vue du commanditaire.

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Chef du service Enquêtes Temps de lecture: 5 min

Le pacte énergétique patine. Et depuis le mois de décembre. À l’époque, les quatre ministres de l’Energie du pays s’étaient mis d’accord sur un texte dressant les grandes ambitions de la politique énergétique à l’horizon 2050. Un « pacte » qui partait du principe qu’en 2025, la Belgique tournerait définitivement la page nucléaire, en fermant d’ici là ses sept réacteurs.

Mais cette idée, la N-VA n’en veut pas. Les nationalistes estiment tout bonnement que ce n’est pas réaliste de renoncer dans ce délai à l’atome, qui produit aujourd’hui la moitié de notre électricité. Et qu’une sortie trop rapide risque de faire grimper la facture des ménages, et de mettre à mal la sécurité d’approvisionnement.

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2 Commentaires

  • Posté par Dopchie Henri, jeudi 1 février 2018, 17:53

    Déjà, la suppression de 5 unités nucléaires sur 7 est impayable. Gardons donc nos 7 unités nucléaires tant que l'Agence fédérale de Contrôle nucléaire le permettra. D'autre part, le coût du démantèlement fait l'objet de discussions. Il reste obligatoire que ce coût soit couvert par les prélèvements sur la vente de l'électricité produite. Une confirmation du gouvernement à ce sujet serait la bien venue.

  • Posté par Weissenberg André, jeudi 1 février 2018, 12:18

    Très intéressante comparaison chiffrée qui démontre le non-sens total d'une sortie du nucléaire! Le recours aux énergies renouvelables, soi-disant "gratuites", va en réalité continuer à faire exploser la facture du consommateur! (particulier comme industriel, sauf à suivre encore une fois le mauvais exemple allemand d'exonération d'un grand nombre d'industries pourvoyeuses d'emploi du surcoût occasionné par la transition énergétique, bien entendu à charge de la facture du consommateur particulier, en augmentation dans tous les cas de figure). De plus, aucune de ces études ne répond à la question clé: quel opérateur va encore vouloir investir (des sommes considérables) dans une nouvelle infrastructure de production (centrales au gaz), considérant le faible prix de marché de l'électricité ET l'incertitude de la situation politique? On risque fort de se retrouver rapidement dans une situation analogue à celle de la Californie d'il y a quelques années, et des gigantesques black-outs causés par l'absence de producteurs d'électricité, la plupart ayant decommissionné leurs infrastructures de production et s'étant mués en producteurs "virtuels", càd achetant sur le marché de gros l'électricité qu'ils revendaient ensuite au détail. Bien entendu, ça ne marche pas quand il n'y a pas de surplus ..., ou quand il n'y a pas assez de vent, ou qu'il pleut ou qu'il neige ... Et comme il pleut (encore) beaucoup chez nous ...

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