Maisons Blavier passe au crible quelques tendances de l’immobilier

La grande maison neuve appartient au passé. Le Belge veut aujourd’hui loger dans des espaces plus petits.
La grande maison neuve appartient au passé. Le Belge veut aujourd’hui loger dans des espaces plus petits. - D.R.

Le jeudi 22 février, Batibouw ouvrira ses portes aux professionnels (le samedi 24 au grand public). À quelques encablures de cet événement phare du monde de la construction – et donc de l’immobilier –, les entreprises y vont de leur enquête personnelle.

La société Maisons Blavier vient ainsi d’éditer la septième édition de son rapport annuel sur les tendances du marché. L’enquête a été menée en ligne par le bureau d’études indépendant iVOX entre le 12 et le 19 décembre 2017 auprès de 500 personnes menant un projet immobilier, l’ayant réalisé au cours des cinq dernières années ou comptant l’entreprendre dans les douze prochains mois.

L’entreprise clé-sur-porte met en avant un point : près d’un Belge sur deux estime que renforcer l’habitat dans les villes ou dans les cœurs de villages favorise les contacts sociaux avec le voisinage et préserve les espaces verts (opinion surtout partagée par les néerlandophones). Mais attention à l’augmentation du bruit et du trafic, ainsi qu’à la perte d’authenticité des villages.

Une personne sur 4 habitant une zone rurale dit envisager un jour de déménager vers un noyau d’habitat plus dense et ce, pour éviter la solitude et les embouteillages. Une donnée intéressante pour un promoteur comme Maisons Blavier. « Nous veillons à intégrer de manière optimale chaque projet de construction dans une ville ou un village », estime ainsi Stefan Hallez, le directeur général de Maisons Blavier.

Que ce soit à la campagne ou en agglomération, dans une maison unifamiliale ou un appartement, tous les répondants au sondage considèrent comme indispensable la possibilité de se détendre à l’extérieur de leur chez-soi sans croiser les regards indiscrets des riverains.

L’étude montre que la très grande majorité des personnes interrogées (97 %) a son jardin ou au moins une terrasse privée. 69 % des répondants affirment d’ailleurs ne pas pouvoir habiter un logement qui en serait dépourvu. Une proportion considérable de répondants tient aussi à sa vie privée : 3 répondants sur 4 préfèrent avoir leur jardin plutôt qu’un espace de jeu collectif et 1 sur 2 n’est pas du tout tenté par des formes d’habitat avec jardin partagé.

De nos jours, on le sait, les logements neufs ont tendance à être plus petits. Les Flamands interrogés (69 %) estiment qu’un logement plus petit est plus abordable financièrement, contre 29 % seulement de Wallons. Par contre, un plus large consensus se dégage pour estimer qu’il représente une source d’économie d’énergie. « La réduction des surfaces habitables est une tendance qui se confirme depuis plusieurs années mais il est faux de croire que les logements plus petits permettent moins de possibilités en matière de confort, poursuit à ce sujet Stefan Hallez. Avec un plan judicieusement pensé, le potentiel est tout aussi grand mais les frais d’entretien et d’énergie nettement moindres. »

Par ailleurs, l’enquête démontre que si le Belge est ouvert d’esprit par rapport au logement partagé, il reste encore et toujours attaché à l’habitat traditionnel (avec une préférence pour la petite maison avec jardin plutôt qu’un grand appartement avec terrasse). « Il y a deux ans, un répondant sur cinq envisageait dans une phase ultérieure de sa vie des formes alternatives d’habitat. Ils sont un sur deux aujourd’hui », constate-t-on chez Maisons Blavier.

On signalera encore que la confiance dans l’évolution de la situation économique en Belgique est passée de 55 à 62 %. Les néerlandophones sont plus optimistes que les francophones (52 % – 28 %). « Constater une hausse de la confiance est encourageant pour le secteur de la construction dont on peut espérer qu’elle subisse un regain de dynamisme », conclut à ce sujet Stefan Hallez.

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Immobilier|Rapport annuel|Urbanisme|Belgique
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. GMED:bc111bcb-3902-4525-97b8-123c4eef9450

    Brexit: les citoyens belges au Royaume-Uni dans le flou sur leurs droits

  2. Image=d-20190121-3QUFAF_high[1]

    Comment contrer le populisme sans le renforcer?

  3. Les révélations qui se succèdent rendent Donald Trump de plus en plus nerveux...

    Etats-Unis: Donald Trump rattrapé par ses liaisons dangereuses avec la Deutsche Bank

Chroniques
  • Comment contrer le populisme sans le renforcer?

    A l’approche des élections européennes, les grands médias s’interrogent sur l’attitude à adopter face à la poussée populiste, qui menace de saper le fonctionnement de l’Union. Ils affrontent ainsi une question redoutable, et paradoxale : comment contrer le populisme sans contribuer à le renforcer ?

    Il y a belle lurette, en effet, que les médias de qualité ont pris fait et cause contre le populisme, avec un succès tout relatif. On ne compte plus les articles, les éditos et les dossiers qui dénoncent le danger populiste et ses conséquences. En règle générale, le propos suit deux lignes simultanées : démonter la propagande populiste en lui opposant des faits, des statistiques, des contraintes qu’elle ignore superbement ; et dérouler les conséquences du populisme, montrer quelle société invivable il nous prépare, dont les années 30 nous ont donné plus qu’une idée. Leçon de vérité et leçon de morale : des faits face à des délires, des valeurs face à la tentation du Mal.

    Cette réaction est nécessaire, mais est-elle efficace...

    Lire la suite

  • Une élue MR prive la Wallonie de majorité: dérisoire et pourtant irresponsable

    Patricia Potigny, vous connaissez ? Ce n’est pas faire injure à l’élue carolo d’affirmer ici qu’elle n’a guère marqué les esprits depuis qu’elle siège au parlement de Wallonie. En 2015, elle y a remplacé Véronique Cornet, qui a laissé un vide immense, elle.

    Depuis lors, la suppléante s’est contentée durant trois ans de jouer les bons petits soldats du libéralisme wallon. Pas un mot de travers, pas un coup de gueule. Rien. Rien qu’on sache en tout cas. Jean-Paul Wahl lui-même, le chef de groupe...

    Lire la suite