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Charles Michel: «Aux migrants, je dis : demandez l’asile !»

Dossier soudanais, visites domiciliaires… Le gouvernement fédéral est la cible de critiques tous azimuts, le Premier n’est pas épargné. Charles Michel argumente, rectifie, s’explique : « Je ne suis ni sourd ni aveugle, je comprends l’émotion, je consulte, j’aviserai ». Et protège le label « libéral ».

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Temps de lecture: 9 min

Jeudi en fin d’après-midi, à l’issue d’une séance parlementaire tendue, où il a essuyé le tir de barrage de l’opposition à propos des visites domiciliaires concernant les migrants, Charles Michel nous reçoit au Seize. Il se dit «  détendu  ». On le sent surtout combatif. Le Premier ministre veut s’expliquer. Voici…

Le projet de loi sur les visites domiciliaires suscite un débat tendu, jusqu’au sein de votre parti. Où en êtes-vous ? Votre position ?

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14 Commentaires

  • Posté par Laurent Elens, dimanche 4 février 2018, 16:35

    Tôt ou tard, il faudra remettre les frontières. Elles seront mêmes probablement plus nombreuses qu'avant. La seule question que je me pose, est de savoir si je serai encore dedans....

  • Posté par Lambinet Guy, dimanche 4 février 2018, 16:24

    je ne comprends pas cette ardeur à ne pas considérer les migrants. La majorité de ces gens fuient la guerre, la pauvreté, etc., il est inadmissible que la Belgique (gouvernement belge) reste dans cette ligne. C'est un scandale ! Malgré toutes les réactions, on en est toujours au même point. Pourquoi conseiller une demande d'asile : pour plus facilement les refuser et les renvoyer chez eux !

  • Posté par Simon André, dimanche 4 février 2018, 18:28

    On a tendance, et c'est bien naturel, à se focaliser sur des événements ponctuels où l'on voit deux logiques s'affronter: l'une, légaliste, prétend qu'il faut respecter la loi, qu'un ordre de quitter le territoire doit être exécuté (coûte que coûte, si on se réfère au projet de loi sur les "visites" domiciliaires), que le "migrant" doit s'inscrire dans le cadre légal de l'asile ou partir; l'autre, humaniste, refuse de fermer les yeux sur la détresse des personnes. La véritable question se pose à un étage au-dessus: qu'est-ce qui fait que ces personnes sont chez nous en détresse ? Pourquoi ont-elles reçu un ordre de quitter le territoire ? Pourquoi ne s'inscrivent-elles pas dans le cadre légal ? Pour trouver des éléments de réponse, il faut aller interroger les priorités que s'est données notre État, depuis longtemps. Il est évidemment réducteur de ne cibler que le gouvernement actuel, même si l'action de celui-ci est particulièrement visible). On voit alors clairement que les priorités ne vont pas aux personnes, surtout pas aux plus faibles. De toutes parts, on leur fait la chasse, comme à des empêcheurs de s'enrichir en rond. Ce sont les chômeurs culpabilisés et pourchassés, les allocataires du CPAS soi-disant "responsabilisés", les étrangers de tout poil présentés comme un danger et un poids. Les véritables priorités sont économiques, dans le sens où en enrichissant les plus riches, on suppose que quelques miettes feront taires les plus pauvres. Lorsque nos États européens accepteront de changer de paradigme, de dialoguer honnêtement avec les citoyens, de mettre la personne humaine au centre de leur action, sans la réduire à un quota dans un tableau financier, alors nous ne verrons plus des migrants pourchassés ni des gens passant leurs nuits dans les rues ou dans les gares. Un migrant qui déclare: "Vous demanderiez protection à un État qui vous enferme ?" devrait faire réfléchir.

  • Posté par Wijnants Christian, dimanche 4 février 2018, 12:52

    Choquant. Après avoir soigneusement tu (manipulé) au lecteur que si les migrants demandent l'asile, ils seront renvoyés (Dublin II), il se dit fier des citoyens qui assument l'accueil pour pallier les défaillances (?) de son gouvernement. Voilà comment retourner un geste citoyen accusateur en "plume" à son chapeau. Vraiment écœurant !

  • Posté par Pierre Vanhorle, samedi 3 février 2018, 18:06

    C'est Mr. Michel qui devrait demander l'asile, à l'asile des aliènés.

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