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Propreté: Ecolo se pose des questions sur le bien-être du personnel

Absentéisme en hausse à l’ABP.

Journaliste au service Bruxelles Temps de lecture: 3 min

Le bien-être au travail laisse-t-il à désirer au sein de l’Agence bruxelloise pour la Propreté (ABP), chargée de la collecte des déchets au sein de la capitale ?

Après avoir reçu de Fadila Laanan (PS), la secrétaire d’État de tutelle, une série de chiffres témoignant d’une augmentation du nombre de jours d’absence au sein de personnel de l’organisme public, le député Ecolo Arnaud Pinxteren se pose sérieusement la question et demandera aujourd’hui des explications en commission parlementaire.

Il s’avère en effet qu’entre 2014 et 2017, le nombre de jours en équivalent temps plein non-prestés pour cause de maladie par le personnel de l’Agence est passé de 31.071 à 44.838 jours. Soit une augmentation de 44,3 % sur 4 ans, à relativiser, certes, au regard du fait que Bruxelles-Propreté a également réalisé de nombreuses embauches sur la même période.

Reste qu’en 2017, c’était tout de même 6,21 % de l’ensemble des équivalents temps plein de toute l’Agence qui étaient considérés comme non-prestés. Une tendance qui s’exprime de manière clairement plus marquée du côté des ouvriers que du personnel administratif de Bruxelles Propreté, pour qui l’évolution de l’absentéisme est restée relativement stable depuis 2014. Pour les ouvriers, par contre, la tendance est clairement à la hausse. Le taux d’absentéisme n’était que de 4,76 % en 2014. Il a progressivement grimpé depuis pour atteindre 5,90 % en 2017, avec une forte hausse entre 2016 et 2017, soit l’année d’entrée en vigueur de la nouvelle réforme des collectes.

Arnaud Pinxteren, bien d’accord pour reconnaître qu’il faut prendre des chiffres avec une certaine distance, s’inquiète malgré tout, alors qu’en juin dernier, deux agents ont été brûlés au 3eme degré par de l’acide en ramassant les poubelles.

« Mon attention était avant tout de voir quelle était l’évolution des conditions de travail », plaide le député, qui demande que soient détaillées aux parlementaires les conclusions d’un rapport sur la santé et le bien-être des travailleurs de l’Agence, rédigé par Arista, le Service externe pour la Prévention et la Protection au Travail.

Contacté, le cabinet de Fadila Laanan veut pour l’instant réserver les conclusions de cette étude au député Ecolo. Il précise également qu’il faut prendre en considération le fait que le nombre d’ouvriers affectés aux collectes ménagères est passé de 720 à 833 (+15 %) rien qu’entre entre 2016 et 2017.

Réforme impopulaire

De son côté, Michel Piersoul, délégué syndical SLFP au sein de Bruxelles Propreté, appelle lui aussi à la prudence quant à ces chiffres, invoquant à son tour les augmentations de personnel. Néanmoins, il rappelle également que le nombre d’accidents de travail est lui aussi en hausse (+35 % depuis le début de la réforme des collectes, soit depuis début 2017), tout comme le nombre d’accidents de roulage (+49 % depuis la même date). « La bouilloire commence à chauffer » prévient le délégué syndical, à propos d’une réforme impopulaire depuis ses débuts dans les rangs des ouvriers de la propreté publique.

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