A Wavre, le contournement Nord divise

A Wavre, le contournement Nord divise
J.-P. D. V.

P rès de la ferme de l’Hosté, ils l’avaient enfin décidé : de restaurer les vestiges du passé, de la glèbe l’extirper, la plus grande, la plus belle, la gallo-romaine villa… »

Certains ont choisi les vers pour exprimer leur désapprobation face au projet de contournement nord de Wavre. C’est le cas de Pierre-Denis Plisnier, des Amis du Parc de la Dyle, qui préfère espérer que le site de la villa romaine soit préservé du chantier. D’autres ont simplement signé une lettre type.

Toujours est-il qu’à l’entame des réunions de concertation prévues ce mercredi 7 février, à 18 h, à la maison communale de Grez-Doiceau, et ce jeudi 8 février, à 18 h 30, à l’hôtel de ville de Wavre, Natagora annonce que ce ne sont pas moins de 4.190 courriers de contestation au projet qui ont été envoyés aux deux communes concernées par le projet.

« La mobilisation étonnante pour une enquête publique démontre à quel point la population reste dubitative quant à ce projet d’un autre âge », commente Julien Taymans, le président de Natagora Brabant wallon, l’association de protection de la nature qui fait partie de la dizaine d’autres à remettre en cause le bien-fondé de ce projet jugé « inutile et destructeur ».

Et d’ajouter : « Des alternatives permettant de résoudre les problèmes de mobilité rencontrés existent, bien moins dommageables pour l’environnement et moins coûteuses. »

Plutôt une rocade ?

Voilà qui tranche avec la position de l’association des entreprises Alliance Centre Brabant wallon, qui représente les intérêts de 330 entreprises situées à Wavre, Ottignies-LLN, Mont-Saint-Guibert et alentours, pour qui « des aménagements structurels d’envergure sont essentiels pour assurer la fluidité du trafic, la sécurité des personnes et la croissance future des entreprises de la région. D’ailleurs, des demandes de permis émanant des entreprises souhaitant s’implanter à Wavre, et donc le développement économique, sont actuellement conditionnées à ces améliorations structurelles. »

Et parmi les habitants, certains appuient le contournement. André Boucher propose ainsi, par un souci de sémantique, d’utiliser le terme de rocade : « Pour qu’il y ait un contournement, il faudrait pour cela que Wavre soit un obstacle. Et ce n’est pas le cas. Cette rocade doit, à terme, permettre aux services de secours d’atteindre GSK dans un minimum de temps. »

Et de développer, en six pages bien denses, une série d’arguments qui penchent tous vers une nécessité de réaliser l’investissement. Il propose même d’améliorer la future voirie avec des bandes pour les piétons et les cyclistes…

 
 
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