Brussels Airlines sera responsable de toutes les activités long courrier pour l’ensemble d’Eurowings

© THIERRY ROGE/ Belga
© THIERRY ROGE/ Belga

Brussels Airlines va devenir responsable de toutes les activités long courrier pour l’ensemble d’Eurowings Group, a-t-on appris mercredi à l’occasion de la visite à Bruxelles du patron de la compagnie aérienne allemande.

La filiale de Lufthansa, souvent qualifiée de low cost, ne dispose en effet encore d’aucune expérience en la matière, les premiers vols intercontinentaux qu’elle opérera elle-même n’étant prévus qu’en avril prochain. Le personnel de bord est d’ailleurs actuellement formé par des équipes de l’entreprise belge.

Des activités gérées depuis Bruxelles

Tous les aspects opérationnels des vols long courrier seront gérés depuis Bruxelles. D’ici à la fin de l’année, la flotte du groupe sera constituée de 20 avions : dix de Brussels Airlines basés à Zaventem, et sept à Düsseldorf et trois à Munich pour Eurowings.

Les vols intercontinentaux de la filiale de Lufthansa étaient jusqu’à présent opérés par des partenaires de la compagnie allemande mais pas par celle-ci. Cela changera dès le mois d’avril, Brussels Airlines se chargeant d’opérer quatre liaisons de ce type depuis Düsseldorf. Il s’agira des tout premiers vols long courrier opérés par des équipes d’Eurowings. Si les avions et le personnel navigant arboreront les couleurs allemandes, les pilotes, hôtesses et stewards seront par contre payés par la compagnie belge, qui s’occupera aussi de la maintenance par exemple.

222 nouveaux emplois au total

Au total, 52 pilotes et 170 membres du personnel de cabine ont été recrutés pour travailler depuis Düsseldorf. Parmi eux figurent certains Belges, explique-t-on chez Brussels Airlines. Il s’agit par exemple de personnes habitant près de la frontière allemande et qui préféraient changer de base opérationnelle.

Tout comme l’ex-Sabena, Eurowings dispose aussi d’un modèle hybride, comprenant des vols intra-européens très compétitifs et, bientôt, des vols long courrier plus «  classiques », assure-t-on chez Brussels Airlines, qui veut rassurer par rapport à l’inquiétude de la voir se muer en pur low cost sur les liaisons européennes. «  C’est d’ailleurs un modèle qu’Eurowings veut combattre », soutient la compagnie belge.

 
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