Nivelles: «Tout au Beurre» est toujours au firmament de la djote

Dans cet article
Véronique Bouchonville, la patronne de Tout au Beurre, estime qu’elle doit s’adapter pour garder la position de leader.
Véronique Bouchonville, la patronne de Tout au Beurre, estime qu’elle doit s’adapter pour garder la position de leader. - V. F.

Bien sûr, il y a le carnaval et le tour Sainte-Gertrude. Mais depuis plus de trente-cinq ans, les Aclots attendent juste avant l’arrivée du printemps un autre grand moment de folklore local, alliant convivialité et tradition. La remise des labels de qualité organisée par la confrérie de la tarte al djote est une soirée incontournable dans une ville où chaque année sont vendus environ 300.000 exemplaires de cette spécialité culinaire qui fêtera en 2018 ses… 800 ans d’existence.

Les fabricants voient également arriver l’échéance avec appréhension ; c’est que la perte ou le gain d’une étoile attribuée par les confrères peut fortement influencer le chiffre d’affaires de l’année. Il y a quelques semaines, le Grand Bailly Christian Dalne avait annoncé une hausse globale de la qualité, et elle s’est confirmée : six fabricants décrochent deux étoiles, et un nouveau (Fou d’Nivelles) en obtient trois dès sa première participation.

Du côté de la tête du classement, le Chant du Pain accède au firmament avec une cinquième étoile. Mais Tout au Beurre, la boulangerie-pâtisserie de la rue de Namur, reste une année de plus le meilleur fabricant de tarte al djote de Nivelles. Un titre mondial, en réalité, puisqu’on n’en fait nulle part ailleurs !

Indétrônable, Tout au Beurre ?

« La recette, c’est la base mais il faut la travailler, explique Véronique Bouchonville. Les produits ne sont pas les mêmes tout au long de l’année. Le fromage est différent lorsque les vaches sont à l’étable ou en pâture, la bette italienne qu’on utilise en hiver – on ne travaille qu’avec du frais – n’est pas la bette belge de l’été… Il faut s’adapter, c’est du travail et l’expérience joue beaucoup. Mais la confrérie se rajeunit aussi, les goûts des anciens ne sont peut-être pas les même que ceux des plus jeunes. Si on ne bouge pas, d’autres vont passer devant. Cela peut arriver… »

Le classement

Voici le classement, dans l’ordre décroissant. Obtiennent cinq étoiles la boulangerie-pâtisserie Tout au Beurre, suivie de la boulangerie-pâtisserie Le Chant du Pain. Quatre étoiles : la taverne-restaurant l’Union, et le London’s Pub. Trois étoiles : boulangerie-pâtisserie Maison Jacquet, et Fou d’Nivelles. Deux étoiles : Chef Antoine, Vincent Gossiaux, Alain Blanchart (La Djoterie), taverne-restaurant Au Duc de Brabant, boulangerie Au P’tit Boulanger, Taverne Le Central. Une étoile : Ferme de la Panneterie et ASBL Emeraude.

En ce qui concerne les doubles, les trois maisons qui en fabriquent encore décrochent une poêle d’or. Dans l’ordre décroissant, voici les lauréats : Taverne-restaurant l’Union, boulangerie Au P’tit Boulanger, et taverne-restaurant Au Duc de Brabant.

La Consœurie en quête d’un local…

Par Vincent Fifi

Pas de cérémonie de remise des labels sans un spectacle concocté par les confrères pour brocarder en public les personnalités locales, principalement politiques. Ils n’ont pas dérogé à la tradition mardi soir en construisant leur show sur le principe de Viva for Life : il s’agissait de relever un défi pour offrir enfin un local à la Consœurie des secrets de dame Gertrude.

Qui s’en étonnera quand il est question de canestia, tant André Flahaut (qui proposait la Pharmacie militaire) que Pascal Rigot (qui visait l’emplacement du Mc Do), Evelyne Vanpee (le local technique du futur cinéma) et le faux Pierre Huart (l’hôtel de ville contre le palais de justice) s’y sont cassés les dents.

Les confrères un peu aussi malgré de (très) bons moments, trous de mémoire et manques de coordination ont quelque peu cassé le rythme du sketch…

 
 
À la Une du Soir.be
À découvrir sur Le Soir +

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Les opérateurs veulent savoir si le pré-accord, signé avec le précédent gouvernement, est toujours d’actualité.

    5Gà Bruxelles: Agoria «ne comprend pas»

  2. Lionel Messi veilli par l’application FaceApp.

    Ce que FaceApp vous dit (tout bas) sur l’utilisation qu’elle fait de vos photos

  3. Louis Michel et Laurette Onkelinx.

    «Chez Laurette et Louis», le casting politique de LN24

Chroniques
  • Vous avez de ces mots: un ostracisme façon {beulemans}

    Un bruxellois mythique

    Zinnekes de tous poils, kiekefretters de toutes plumes, ne m’en veuillez pas de dire tout droit dehors ce que je pense : le parler bruxellois n’est pas une langue. Je veux dire : il n’est pas une langue reposant sur un système linguistique partagé par une communauté de locuteurs, comme le français ou le wallon. Il fait partie de ces codes mixtes, tels le camfranglais ou le francolof en Afrique, qui varient sensiblement d’un locuteur à l’autre.

    Mais qu’est-ce qu’il raconte, ce zievereir ? Pas une langue, mon bruxellois ? Qu’est-ce que moi je te cause alors ? Qu’est-ce que tu fais avec les Fables de Pitje Schramouille ? Les Flauwskes de Jef Kazak ? La Famille Kaekebroek ? Les marionnettes de Toone ? Et Le mariage de Mlle Beulemans, ça n’est pas du spek pour ton bec, peut...

    Lire la suite

  • Bruxelles: un accord rouge, vert, raisonnablement ambitieux

    Un accord de gouvernement, c’est un acte par lequel des élus s’engagent envers les citoyens, pour cinq ans. Au moment de sa rédaction, il peut être jugé à l’aune de son ambition et de ses priorités. A cet égard, le texte conclu par les six partis de la majorité bruxelloise affiche clairement les couleurs. Rouge et verte.

    La ville se fracture, entre pauvres et riches, que relient de moins en moins ces classes moyennes tentées par l’exode urbain. Les indicateurs se dégradent : le nombre d’enfants...

    Lire la suite