Procès de Jérémy Pierson: l’accusé a vécu une enfance chahutée et connu une scolarité chaotique

Jérémy Pierson, accusé devant la cour d’assises de la province de Luxembourg de l’enlèvement, la séquestration, le viol et l’assassinat de la jeune Béatrice Berlaimont fin 2014 à Arlon, a vécu une enfance chahutée par de multiples déménagements et passé une scolarité chaotique, jusqu’à ses 15 ans.

Selon l’enquête de moralité réalisée par la police sur base de 48 auditions, dont celle de l’accusé, et présentée jeudi devant la cour, Jérémy Pierson a vécu jusqu’à ses deux ans avec sa maman -qui l’a eu à 18 ans seulement –, chez ses grands-parents à Arlon. L’enfant ne connaîtra jamais son père, d’origine portugaise.

Une indifférence aux résultats scolaires

Les années suivantes, la mère et son fils déménagent à plusieurs reprises et le jeune garçon fréquente différents établissements scolaires, où les enseignants notent son «  indifférence par rapport à ses résultats scolaires », et son côté renfermé et turbulent.

Vu les horaires de travail de sa mère, Jérémy Pierson est régulièrement livré à lui-même. Il consomme de l’alcool, s’essaie aux drogues, traîne avec des jeunes en rue, déloge régulièrement et commence à faire «  des bêtises », selon ses propres termes. C’est plus ou moins à cette époque que l’accusé dit avoir été victime d’attouchements de la part d’un abbé, à Arlon.

Ses mauvais résultats et son retard scolaire le conduisent à fréquenter l’enseignement spécialisé de 13 à 15 ans et l’internat. Il s’y montre «  faux, fourbe, manipulateur et faisant ses coups en douce » ainsi qu’un «  tyran envers les plus faibles et les handicapés », selon des membres du corps enseignant. En 2003, il fugue de l’internat et en sera renvoyé, ce qui marque la fin de son parcours scolaire. Par la suite, Jérémy Pierson est placé à plusieurs reprises en IPPJ.

Sa route croise celle de la jeune Berlaimont

Entre 2012 et 2014, Jérémy Pierson vend de la drogue, fréquente des Tchétchènes à Arlon, commet divers vols…, selon l’enquête de moralité. De juin à août 2014, il est en prison. A sa sortie, il s’inscrit à une formation d’ouvrier en construction, mais il ne s’y rendra pas, contrairement à ce qu’il fait croire à sa compagne. Le 21 novembre 2014 au matin, alors qu’il est soi-disant parti à sa formation, sa route croise celle de la jeune Béatrice Berlaimont, 14 ans, qui se rend à pied à l’école.

Plusieurs témoins de moralité, entre autres des proches de l’accusé ou son ex-compagne, étaient attendus jeudi devant la cour d’assises mais peu d’entre eux ont fait le déplacement.

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