La saison carnavalesque est lancée

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Le cortège de Villers est toujours un moment convivial, avec des groupes soucieux de prendre du plaisir et d’en offrir au public.
Le cortège de Villers est toujours un moment convivial, avec des groupes soucieux de prendre du plaisir et d’en offrir au public. - V.F.

Un petit carnaval ? Le cortège qui parcourt les rues de Villers-la-Ville pour annoncer le printemps n’est sans doute pas le plus éblouissant parmi ceux qui, dans les semaines à venir, seront organisés aux quatre coins du Brabant wallon. Mais c’est le tout premier de la saison et son caractère familial et local revendiqué par les organisateurs en fait une manifestation éminemment sympathique.

Dimanche, entre éclaircies et grêlons, les groupes ont montré une nouvelle fois leur enthousiasme et ici, pas de besoin de demander aux participants de « travailler l’interaction » avec le public comme dans de grandes cavalcades. Tout le monde ou presque se connaît, on quitte une chorégraphie pour embrasser une famille de spectateurs, on refile des bonbons ou un sac de confettis aux enfants du voisin et après quelques centaines de mètres, les groupes se mélangent et chahutent ensemble.

C’est évidemment différent pour les Bossus du Ramipont, les gilles locaux qui passent devant le cortège en début d’après-midi, puis cèdent la place aux chars un peu avant le centre du village pour continuer à lancer leurs oranges une fois les confettis retombés. Mais là aussi, on est loin de la discipline pratiquement militaire imposée dans certaines sociétés constituées dans des villes importantes. Tout le monde est là pour se faire plaisir, ça se voit et la bonne humeur est communicative. De plus, le carnaval villersois permet de découvrir certains chars qui se retrouveront dans les cortèges organisés ailleurs cette saison. C’était notamment le cas hier du « convoi Mad Max » concocté par la Maison des jeunes de Genappe le Bug-1, en association avec le groupe des Ch’nappans. De quoi réunir une cinquantaine de jeunes qui seront également la semaine prochaine à Nivelles, et dans la cité du Lothier pour clôturer la saison en beauté à l’approche de Pâques.

Et si la cavalcade villersoise est locale, elle reste chevillée au cœur de ceux qui l’ont vécue un jour. C’est ce qu’expliquait dimanche après-midi Nicco Cuvelier, un des Bossus du Ramipont revenu pour faire le gille alors qu’il habite désormais à… Sarzana, en Italie. Il y tient une friterie belge ! « J’ai fait le gille à Villers-la-Ville depuis mes 3 ans jusqu’à mes 12 ans, quand on est parti en Italie. J’étais revenu pour faire ma dixième année. Maintenant, j’ai 20 ans et quand ma maman m’a proposé de revenir pour le carnaval, j’ai pris les billets d’avion de suite ! C’est beaucoup d’émotion, ça rappelle des souvenirs, le groupe est toujours très bon… Être gille, c’est une vraie passion, on a ça à l’intérieur. Vous savez, en Italie, il m’arrive d’aller sur You Tube pour écouter des airs des Gilles de Binche ! »

Nivelles: le week-end prochain, c’est au tour des Aclots!

Par Vincent Fifi

Si Villers-la-Ville lance traditionnellement la saison carnavalesque en Brabant wallon, le carnaval le plus réputé de la Jeune Province aura lieu le week-end prochain. En effet, c’est Nivelles qui vivra dès le samedi 17 février à l’heure des confettis et des airs de gilles, accueillant environ 50.000 personnes en un week-end.

En terre aclote, après le carnaval des enfants et le spectacle du samedi, plus de 650 gilles et fantaisies se mettront en route dimanche dès 3 h du matin. Ceux qui n’aiment pas trop la cohue peuvent se rendre sur la Grand-Place en matinée : toutes les sociétés y danseront avant et après leur passage à l’hôtel de ville pour la remise des médailles. Évidemment, ce sera sans le grand frisson du défilé descendant la rue de Namur, et sans les oranges…

La cavalcade proprement dite partira de la gare vers 14 h, avec un principe unique en Wallonie de double cortège. D’abord celui des chars et des groupes carnavalesques, qui a été renforcé cette année pour assurer un vrai spectacle. En plus des locaux, on pourra ainsi applaudir les Ch’tis Maubeugeois, les Porais de Tilff, les Djoyeûs Pign’teûs de Stavelot ou encore les Chinels de Fosses-la-Ville. Suivront à partir de 15h15 les 11 sociétés de gilles et de fantaisies, qui arriveront sur la Grand-Place en début de soirée pour un rondeau commun.

Et à Nivelles, le carnaval se prolonge le lundi avec le carnaval des écoles qui attire dans le centre-ville plusieurs milliers d’élèves l’après-midi, avant de faire place au fameux « carnaval aclot » en nocturne, vers 19 h 30.

Le lundi soir, les gilles de Nivelles se rassemblent en effet en soirée aux alentours de la place De Lalieux à la lueur des feux de Bengale pour rejoindre ensuite le pied de la collégiale Sainte-Gertrude par quatre itinéraires en ville, afin d’effectuer un rondeau final autour des fagots enflammés et sous les feux d’artifice. Un moment très spécial, d’autant que la tradition veut que le public y assiste costumé.

Parade vénitienne

Le 18 février, c’est le château d’Hélécine qui accueillera une parade vénitienne, laquelle devrait mettre les photographes en émoi. Du 23 au 25 février, la fête se déplace à Perwez puis le 4 mars, c’est le carnaval « Bouts d’Ficelle de Braine-le-Château » qui mettra en joie la cité du Pilori pour la quarantième fois.

On enchaîne le samedi 10 mars avec le carnaval d’Ophain, et c’est également ce même week-end que les confettis seront de sortie à Wavre ainsi qu’à Hélécine. Petite mention spéciale pour ce dernier cortège : comptant une quarantaine de groupes, il s’agit du seul carnaval rhénan organisé en Brabant wallon. Et cela continue du 16 au 18 mars avec le carnaval de Rebecq puis comme le veut la tradition, c’est Genappe qui fermera la saison, du 23 au 25 mars.

Poursuivez votre lecture sur ce(s) sujet(s) :Urbanisme|Pâques|province du Brabant wallon|Italie
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