Accueil Société

Procès Abdeslam: Jan Jambon a-t-il commis une faute?

Les Ordres des différents barreaux du pays sont furieux après les propos du ministre de l’Intérieur sur la stratégie de défense de Sven Mary, l’avocat de Salah Abdeslam. Le ministre de la Justice a-t-il atteint au principe de séparation des pouvoirs ?

Article réservé aux abonnés
Journaliste au service Forum Temps de lecture: 4 min

Jan Jambon est-il allé un pont trop loin ? Dimanche, sur la VRT, le ministre de l’Intérieur a commenté la stratégie de défense de l’avocat de Salah Abdeslam. Pour rappel, Sven Mary a plaidé l’irrecevabilité des poursuites contre son client lors du procès de la rue du Dries, au motif que la loi sur l’emploi des langues en matière judiciaire aurait été violée. Une stratégie de défense que le vice-Premier ministre N-VA a dit « ne pas comprendre » car, a-t-il jugé, « un avocat est là pour faire en sorte qu’une personne reçoive une peine correcte », et que selon lui, demander l’acquittement d’Abdeslam, c’est « aller un pont trop loin ».

Cet article est réservé aux abonnés
Article abonné

Découvrez la suite, 1€ pour 1 mois (sans engagement)

Avec cette offre, profitez de :
  • L’accès illimité à tous les articles, dossiers et reportages de la rédaction
  • Le journal en version numérique
  • Un confort de lecture avec publicité limitée

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

8 Commentaires

  • Posté par Thomas Fouchard, jeudi 15 février 2018, 3:59

    Je ne suis pas avocat, mais en tant que citoyen, je m'étonne qu'un ministre en fonction, en l'occurence, Jan Jambon, ministre de l'Intérieur, ose dire, tout haut, ce que prétendûment, d'aucuns pensent tout bas. La Justice n'est, certes pas infaillible. Mais, en l'état, c'est tout ce qu'on a actuellement. On peut ne pas être d'accord avec Maitre Mary. Mais, c'est ainsi. Il utilise toute la panoplie de l'arsenal juridique pour défendre au mieux son client. En cela, c'est son rôle. Intervenir dans le cadre d'une procédure juridique, du fait qu'on est ministre, puis, se rendant compte qu'on a déchaîné une "tempête" médiatique pour dire qu'on s'est exprimé en tant que citoyen, c'est un peu facile. Un ministre, en tant que tel, n'est plus un simple citoyen. Il me semble qu'il doit garder une certaine mesure et qu'à tout le moins, il ne doit pas prêter le flanc à une attaque qui démontre que nous vivons encore dans une démocratie. Je ne suis pas toujours satisfait de la manière dont la Justice fonctionne dans ce pays, mais je préfère vivre dans un pays avec une telle pratique de la Justice que dans un pays où il n'y en a pas. La Belgique n'est certainement pas le pays le plus merveilleux au monde, mais, à y bien regarder, on y vit tout de même pas mal, eu égard à plein d'autres pays.

  • Posté par Bricourt Noela, mardi 13 février 2018, 8:59

    S'il est si compétent, que Monsieur Jambon aille plaider lui- même. Parce que c'est cela le problème, il critique ce qu'il ne connaît pas. Il donne un avis à propos de ce qu'il ignore. Il abonde dans le sens de ce qu'il pense de son électorat qu'il prend pour des ignorants. Pour Monsieur Jambon ses électeurs ignorent aussi que Maître Mary a le droit de plaider et de soulever ses arguments. Et surtout comme ses électeurs lui font confiance, il dit tout haut ce que selon lui ses électeurs et beaucoup d'autres aussi pensent tout bas c'est à dire que le pouvoir judiciaire n'est qu'une caste qui se protège et s'estime supérieure et que les avocats s'en mettent plein les poches pour dire quelques mots et à la limite il suggère ainsi délicatement qu'en plaidant Maître Mary agit contre l'intérêt de la population puisqu'il plaide pour ce type qui a ou pas tiré sur des policiers. A l'époque de l'affaire Dutroux, beaucoup de personnes n'ont pas compris que Dutroux et consorts soient défendus par des avocats. Ce qu'il faudrait, c'est qu'à l'école, "les cours de rien" comprennent les notions de base concernant le fonctionnement des tribunaux et les notions permettant aux étudiants d'apprendre un peu de droit pour comprendre l'intérêt de celui-ci dans leur vie de tous les jours.

  • Posté par Gob Yves, mardi 13 février 2018, 5:11

    Destruction de l'Etat de droit, voilà l'objectif de ces gens de la N-VA. Charles Michel est complice par son manque d'autorité.

  • Posté par Monsieur Alain, lundi 12 février 2018, 19:46

    Rien, absolument rien, aucun texte de Loi, aucun article de la Constitution, aucune convention internationale, aucune déclaration universelle n'interdit à un politique, fut-il ministre, de s'exprimer sur un sujet d'actualité fut-il judiciaire. Que le "monde judiciaire" joue les "vierges effarouchées" et que personne n'analyse la globalité de la question posée est faire preuve d'une très courte mémoire sélective. En miroir de la "sortie" du Ministre de l'Intérieur, il convient en effet de se souvenir des prises de position publiques de moult autorités judiciaires (et non des moindres) sur divers sujets d'actualité de la compétence soit du Pouvoir Législatif soit du Pouvoir Exécutif. Ce faisant, ces "hautes" autorité judiciaires, interviennent dans le débat public en se servant de leur autorité (morale ?) qui ne trouve à s'appliquer que dans l'étroitesse des murs de leurs prétoires respectifs !!!

  • Posté par Monsieur Alain, mardi 13 février 2018, 22:16

    #Coets Jean-jacques. Vous oubliez Rousseau (Jean-Jacques aussi !!) ainsi que D'alembert et tous les autres ... et vous ? Les avez-vous lu ? Passez cette actualité méthodiquement en revue, vous constaterez que le Ministre en question ne s'immisce pas dans les compétences du pouvoir judiciaire. Il en critique le fonctionnement, c'est bien son rôle, puisqu'en tant que politique au pouvoir il peut être amené à en modifier le fonctionnement. Analysez également mon commentaire. Nulle part je ne sous-entends que je rejoins l'analyse du Ministre en question. J'affirme simplement qu'il est dans son bon droit quand il donne son opinion sur un sujet d'actualité comme tout membre du Gouvernement peut le faire (ou pas), comme tout membre de la NVA (ou autre), ou comme tout citoyen de ce pays. Jeter ainsi l'anathème sur une formation politique, portée au pouvoir par les urnes sous prétexte que vous ne partagez pas ses opinions : voilà qui fait très peu "siècle des Lumières".

Plus de commentaires

Aussi en Société

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

références Voir les articles de références références Tous les jobs