La descente policière à Globe Aroma est justifiée par un plan anti-«foreign fighters»

L’interpellation, dénoncée comme brutale, de sans-papiers lors d’un événement culturel au sein d’une association a suscité une vive émotion dans le milieu artistique. Sept personnes avaient été arrêtées. Dérive sécuritaire ou contrôle habituel ?

Les migrants étaient-ils visés ?

Officiellement, l’intervention de police, vendredi, au sein de l’ASBL Globe Aroma ne visait en rien des étrangers mais bien l’association. « Le motif de la visite n’est pas encore très clair pour nous, raconte une responsable de l’association, Els Rochette. Ils se sont présentés comme étant de l’inspection sociale et du SPF Finances. Nous les avons immédiatement amenés dans nos bureaux à l’étage. Et le temps que je redescende, tout le monde avait les mains sur la tête. »

Le « projet Belfi »

Selon nos informations, l’opération qui a mobilisé une trentaine de personnes – dont 15 policiers communaux, sept fédéraux et des représentants de l’inspection régionale du travail, de l’Onem et du SPF Finances – a été menée dans le cadre du « projet Belfi ».

Ce projet, lancé fin 2014, s’attaque normalement à la fraude sociale des… foreign fighters. Elle permet aussi dans ce cadre de cibler des ASBL « qui ont attiré l’attention des autorités dans le contexte du départ des jeunes belges pour rejoindre les rangs de certains groupes djihadistes en Syrie, et qui ne respectent pas leurs obligations » : non-dépôt des bilans, bilans frauduleux, absence de liste des membres ou de compte rendu des assemblées générales.

► La police a-t-elle outrepassé son rôle ? Qu’en pense la Ville et le gouvernement ? Retrouvez toutes nos informations sur Le Soir+.

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