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Le discutable mépris pour les faits divers

L’intérêt pour le fait divers est souvent considéré avec dédain. Il est pourtant fort instructif d’en analyser le contexte et les retombées parfois considérables.

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Chroniqueur Temps de lecture: 4 min

Les aveux d’un assassin d’enfant, Fourniret qui avoue deux crimes supplémentaires, un nouveau massacre dans un lycée américain, les coucheries de Donald Trump avec une star de films X, le ministre français des Finances accusé de monnayer sexuellement ses coups de piston…

De tout cela, « on cause » fort dans les « Landerneau » hexagonaux. Pas de la Syrie, des Kurdes, de la Corée du Nord, des oscillations de la Bourse, mais de ça : ces croûtes qui se forment au-dessus des effervescences des passions et des dérives humaines.

De ça et aussi de la captation supposée de la fortune de Johnny Hallyday par une jeune veuve abusive qui lui a fait déshériter ses enfants de premiers mariages pour mieux s’emparer dans la machine à droits d’auteur et à multiplication de produits dérivés tout en arrosant sa propre famille.

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2 Commentaires

  • Posté par Linard André, mardi 20 février 2018, 23:30

    Je suis souvent d'accord avec Jean-François Kahn. Cette fois aussi mais avec une nuance. Oui, les faits divers entrent dans l'information, notamment pour les médias d'info locale. Mais il en est de deux sortes. Certains faits divers sont révélateurs d'aspects significatifs de la vie en société. D'autres ne présentent pas cet intérêt général. Il est vrai que ce n'est pas toujours facile à déterminer dans l'instant.

  • Posté par Armand Flament, lundi 19 février 2018, 22:48

    Merci, monsieur Kahn d'avoir remis la valeur des faits divers au premier plan. Ceux-ci, hélas, deviennent parfois de l'info-caniveau quand on la maltraite sur la forme et le fond, quand on en fait la "une" pour attirer et vendre sans avoir tout vérifié, tout bien pesé et mis le tout en (bonne) perspective. N'est pas Shakespeare, Sophocle, Corneille ou Zola qui veut (ou qui ne pense même pas à la vouloir).

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