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Assad massacre et le monde observe

L’édito de Baudouin Loos.

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Journaliste au service Monde Temps de lecture: 3 min

Que faire ? Un massacre a lieu dans la banlieue de Damas, en Syrie. La région jouxte la capitale syrienne et s’appelle « la Ghouta ». Elle est aux mains des rebelles depuis cinq ans. Elle est aussi assiégée par le régime, qui recourt à tous les moyens pour écraser les insoumis. Depuis quelques jours, les bombardements ne cessent plus, les victimes civiles s’accumulent par centaines, dont un tiers d’enfants. C’est une boucherie. Un scandale qui glace le sang.

Le monde observe, navré ou choqué. On convoque « l’impuissance » pour occulter l’inaction, la lâcheté voire l’indifférence. Mais les images continuent à nous parvenir. Les smartphones ont changé la face des conflits. On tue en direct. On meurt devant la caméra. Le cri des blessés et celui des parents qui portent leur enfant meurtri résonnent dans les consciences. Ou devraient résonner.

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14 Commentaires

  • Posté par Poullet Albert, lundi 5 mars 2018, 10:24

    Il serait grand temps de se débarasser d'Assad

  • Posté par Marko Kryvobokov, dimanche 25 février 2018, 17:59

    Je suis Ukrainien et je ne maitrise pas bien le français. Malgré tout, après avoir lu l’article de Baudouin Loos « Assad massacre et le monde observe » du 22 février 2018, j’ai envie de réagir. D’abord, l’article commence par une question ouverte « Que faire ? Un massacre a lieu … » et continue par la description d’une « boucherie ». Ensuite, la réaction officielle du M. Reinders est jugée comme inadéquatement faible. L’attaque chimique « du régime » est mentionnée comme si c’était quelque chose de vrai. L’auteur regarde le bombardement des serbes par l’OTAN en 1999 comme un exemple idéal de l’action. Finalement, il appelle à une attaque d’«une coalition aérienne» contre l’armé d’Assad. Pour moi, cet article est un exemple classique de manipulation des faits par la presse. L’auteur a oublié de mentionner les informations des autres sources. Celles qui disent que les rebelles de la Ghouta bombardent les quartiers résidentiels de Damas tuant des civils, que les rebelles empêchent les civils de Ghouta de quitter la zone dangereuse et qu’ils les utilisent comme un bouclier vivant afin qu’ils meurent devant la caméra. L’auteur a aussi oublié les autres massacres de populations civiles ayant lieu en ce moment : les bombardements des Yéménites par l’armée du régime saoudien, des Kurdes par l’armée du régime turc, des Ukrainiens de l’est par l’armée du régime ukrainien … L’auteur croit, peut-être, que les bombes américaines et belges ne tuent pas des civils ? Il pense vraiment que seul l’OTAN a le droit supérieur et unique de bombarder impunément la Yougoslavie, l’Irak, la Lybie et la Syrie ? L’hypocrisie est énorme quand quelqu’un répète des accusations nudis verbis de certains « régimes » sélectionnés d’attaques chimique et de génocide, mais reste complètement aveugle par rapport aux autres crimes de guerre commis dans plusieurs pays. Cette approche sélective est un moyen vieux et simple appliqué par la propagande. Notamment cela concerne les médias sous le contrôle d’une dictature. Néanmoins, « Le Soir » n’échappe pas de ce défaut. Je suis Ukrainien et malheureusement je sais très bien comment les « journalistes » de cette sorte ont contribué au déclenchement de la guerre civile. Il est simple de jouer un rôle primitif d’un propagandiste, manipulateur, provocateur et d’appeler à une nouvelle guerre agressive des « good guys » contre les « bad guys ». Les vrais journalistes doivent proposer une vision indépendante, objective, au maximum complète et ils doivent appeler à un dialogue et à la paix.

  • Posté par Bachelart Bernard, mardi 27 février 2018, 12:11

    C'est très bien écrit et excellemment argumenté, bravo ! Il reste à se demander pourquoi la presse joue toujours ce jeu alors que l'expérience des vingt dernières années aurait dû apprendre aux journalistes à se méfier des interprétations à sens uniques des conflits dans les pays stratégiquement importants. Il reste à espérer que les peuples d'Occident eux-mêmes réagissent contre cette stratégie et forcent leurs dirigeants à arrêter tout soutien à cette politique d'interventions armées et d'agitation révolutionnaire, catastrophique pour les peuples concernés.

  • Posté par Blavier Bernard, samedi 24 février 2018, 16:38

    C'est honteux pour l'ONU( malheureusement je dois rester poli, j'en pense beaucoup plus ) L'ONU ne sert à rien.

  • Posté par Silvio Ferreira, jeudi 22 février 2018, 13:53

    incroyable, tous les commentaires du soir sont des complotistes et autre réactionnaires à deux balles. Tous plus ou moins racistes ou au minimum égoiste sans se l'avouer pour manger tranquille le dimanche midi... Si le monde est rempli de Trump et autres populistes, c'est à l'image des commentaires de cet article qui rappelle que oui ils se font massacrer et que l'ordre de grandeur entre les morts d'un coté et de l'autre suffit à dénommer qui brutalise qui. Des juifs ont probablement tué l'un ou l'autre nazi en 1940, cela n'a pas changé le constat de où se trouvait la barbarerie...

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