Accueil Société Régions Brabant wallon

Le CPAS offre sa «garantie» bancaire à un club sportif

Perwez : ethique ?

Journaliste de la cellule wallonne Temps de lecture: 2 min

Du « clientélisme malsain » pour le conseiller Jordan Godfriaux (Ensemble, MR), un « coup de crosse électoraliste qui mérite une carte jaune » pour le bourgmestre en titre André Antoine (DRC PluS, CDH). Mais pour tous les deux « un manque d’éthique » car, pour le premier, la décision vient du « seul CDH local qui se met en porte-à-faux par rapport aux attentes de la population », tandis que, pour le deuxième, « c’est révéler le résultat d’un vote secret, ce qui est punissable ».

En cause ? Une « garantie » bancaire de plus de 3000.000 euros octroyée par le CPAS au Jaguar Hockey Club, le plus grand club de l’entité avec près de 350 membres. Ce dernier dispose d’un terrain du CPAS, là où se construit la maison de repos Le Val d’Orbais, concédé sous emphytéose pour l’euro symbolique. Il a reçu un subside wallon de 750.000 euros et un subside communal de 12.500 euros par an, pendant dix ans, afin de payer la moitié de son remboursement d’emprunt de 250.000 euros. Le reste est à charge du club, qui a rencontré, depuis, des suppléments pour le traitement des eaux. D’où une rallonge.

Pour Jordan Godfriaux, « la décision prise par le seul CDH local consiste à risquer plus de 300.000 euros d’argent public provenant des finances du CPAS. Nous n’avons rien contre le club, puisque nous avons voté le bail emphytéotique et le subside, mais nous estimons que le CPAS aurait dû nommer un observateur pour en suivre la gestion financière. »

Droit de préemption

Une vision contestée par André Antoine : « Le budget extraordinaire d’un CPAS est financé par la commune et ne concerne en rien l’aide sociale. De plus, nous avons un droit de préemption en cas de non-paiement d’un projet intergénérationnel qui va mettre de la vie chez les résidents de la maison de repos. La critique est plutôt malvenue. »

Le président du club, Philippe Wéry, reprend la balle et se permet un flick : « Je n’aime pas le mot de “garantie”, même si c’est le montage qui le veut. La banque, avant de s’adresser au CPAS, viendra d’abord valoriser le terrain, d’une valeur de 1,4 million d’euros, matériel compris. Un investissement dont nous en finançons un bon tiers nous-mêmes. Je trouve que c’est assez pourri de nous attaquer sur ce point. »

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

0 Commentaire

Aussi en Brabant wallon

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

Lesoir Immo Voir les articles de Lesoir Immo