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Japon: au cœur des «no-go zones» de Fukushima

Bientôt sept ans après la triple catastrophe de mars 2011, des zones entières de la préfecture dévastée restent toujours interdites d’accès. Leur décontamination puis reconstruction prendront encore des années. Quant aux zones qui durent être évacuées mais qui, depuis, sont redevenues habitables, elles tardent à se repeupler. Reportage.

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Depuis Tokyo,

M a maison se trouvait là ». Yohei Aota, la quarantaine, pointe du doigt vers un endroit précis d’une photo aérienne prise il y a dix ans du bourg côtier d’Ukedo, distant de 6 kilomètres de la centrale nucléaire de Fukushima. Quand on oriente la photo dans la direction des lieux qu’elle représente, on constate qu’à cet endroit, en fait, aujourd’hui, il n’y a plus rien. Juste une lande désolée.

Sur les 1900 habitants que comptait Ukedo avant 2011, 182 périrent dans la triple catastrophe du 11 mars : un séisme de magnitude 9 suivi d’un tsunami de quinze mètres de haut et d’un accident nucléaire d’une gravité sans précédent depuis Chernobyl. Un monument de marbre noir, les noms de toutes ces victimes gravés en idéogrammes élégants, leur rend hommage. De tels lieux de recueillement jalonnent la préfecture toute entière, qui perdit plus de 4000 des siens dans la tragédie.

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