9% maximum des ménages opteraient pour «Cash for Car»

«
On peut regretter que l’allocation de mobilité soit uniquement vue sous l‘angle fiscal
», déplore Thomas Ermans, chercheur à l’Université de Saint-Louis à Bruxelles.
« On peut regretter que l’allocation de mobilité soit uniquement vue sous l‘angle fiscal », déplore Thomas Ermans, chercheur à l’Université de Saint-Louis à Bruxelles. - Photo News

Chargé d’évaluer l’attrait de l’allocation de mobilité en cours d’élaboration par le gouvernement Michel, le SPF Mobilité a adressé à son ministre, François Belot (MR), une note à propos des mesures censées mettre progressivement fin à la voiture de société. Aussi appelée « Cash for Car », l’allocation sera examinée ce mardi en commission Finance et Budget de la Chambre. Tant le Conseil d’Etat que le Conseil national du travail lui ont trouvé de sévères défauts. Le caractère discriminatoire du traitement fiscal accordé au « cash » reçu (une défiscalisation) ainsi que les interrogations sur les usages autorisés de celui-ci alimenteront donc les débats.

La note du SPF devrait participer de la même dynamique puisqu’elle indique que très peu de possesseurs de voiture de société semblent tentés par les alternatives que leur propose le gouvernement. En résumé, entre 3 et 9 % des voitures de société pourraient être concernées.

La fin de la voiture de société n’est donc pas pour demain. D’autant que si l’on regarde le taux de croissance du nombre de voitures de société, 5 % ces 10 dernières années, il annihile, à lui seul, tout effet positif potentiel de l’allocation de mobilité.

Sur Le Soir+ : les détails de la note et ses enjeux; notre commentaire sur le tabou de la voiture de société

 
 
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