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Comment Koen Geens veut robotiser la justice

Sollicité par le ministre de la Justice, le travail de 654 pages qui vient de lui être remis par deux experts indépendants, intitulé « L’avenir de la profession d’avocat », est soumis à l’avis des 18.600 avocats de Belgique. Il fera, sans nul doute, parler de lui.

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Féru de réformes, le ministre de la Justice Koen Geens a dans les cartons, pour le printemps prochain, un plan de politique qui contiendra des propositions de modernisation des professions juridiques. A cette fin, il a demandé en juin dernier à deux avocats, Me Patrick Henry, ancien président d’Avocats.be, et Me Patrick Hofströssler, ancien directeur du Service d’études de l’Ordre des barreaux flamands, de se pencher en tant qu’experts sur l’avenir de leur profession. Leurs idées ont été soumises à une partie de leurs confrères, lors de tables rondes, avant d’être formalisées dans un document de 654 pages qui a été remis au ministre au début de cette semaine. Il a été diffusé ce mercredi auprès de l’ensemble des avocats belges, et chacun d’entre eux a jusqu’à la fin du mois de mai pour réagir, via Avocats.be (Ordre des barreaux francophones et germanophone de Belgique) ou l’OVB (Ordre des barreaux flamands). Les feedbacks seront répercutés auprès du ministre, et il y a fort à parier qu’ils seront nombreux.

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4 Commentaires

  • Posté par Bernard Dropsy, jeudi 1 mars 2018, 11:56

    Décidément, pour constituer ce gouvernement, on a raclé les fonds de tiroir, trié un peu, et pris les pires incapables ! Si seulement ils se contentaient d'être incapables, on pourrait peut-être gérer, mais ils s'acharnent à prouver leur bêtise et à nuire à tout le monde en général, et au pays en particulier ! Combien a coûté cette "étude" ? Combien se font payer ces deux avocats bombardés "experts ? Qui va payer pour ce "travail" qui, finalement ne sera accepté par personne ? Quand va-t-on enfin faire cesser les nuisances de ces gaillards qui se croient les meilleurs stratèges, les meilleurs régisseurs, les incontournables, les indispensables ?

  • Posté par Bielande Philippe, jeudi 1 mars 2018, 10:13

    Si j'étais avocat, je pense que j'aurais signé NOT IN MY NAME à deux mains. Moins de pouvoirs aux juges d'instruction et moins d'avocats = moins de justice et + de normes vérifiables par des algorythmes, donc moins d'humain dans ce que la constitution prévoit pour chaque citoyen.

  • Posté par Hennaux Jean, jeudi 1 mars 2018, 9:25

    Tout à fait dans l'air du temps, ce ministre! De fait n'est-ce pas 'Nous' qui sommes progressivement robotisés par la 'pub' , la 'com' , 'les loisirs', 'la consommation', 'la mobilité', 'la modernité', le jeunisme?

  • Posté par Bricourt Noela, jeudi 1 mars 2018, 9:21

    Ce que souhaite chaque avocat, c'est gagner son procès. Ces algorithmes sont destinés à "déterminer" les chances de succès d'un procès sur base de la jurisprudence actuelle. Mais bien d'autres éléments entrent en ligne de compte: la spécificité de chaque procès, la personnalité du client ,la stratégie de l'avocat. En outre la jurisprudence est en perpétuelle évolution . Quant aux Magistrats et aux Avocats, il y a près de 20 ans qu'ils ont accès en ligne à cette doctrine et cette jurisprudence sur des sites spécialisés dont certains sont payants Un avocat qui se contenterait de ces algorithmes serait un bien mauvais avocat.

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