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Bruxelles: 158 plaintes contre des antennes depuis le passage à la 4G

Les Bruxellois habitant à proximité d’antennes peuvent se plaindre auprès de Bruxelles Environnement. L’administration viendra vérifier que la norme de 6V/m n’est pas dépassée.

Temps de lecture: 2 min

Sur le dossier de la 5G, le gouvernement bruxellois est pris en étau. D’un côté, les opérateurs de téléphonie mobile et les milieux économiques ont ouvertement fait part de leurs inquiétudes concernant le risque que la capitale du pays loupe le train de la 5G en raison de ses normes d’émissions trop strictes pour permettre le déploiement de cette technologie. De l’autre côté, une pression est exercée par une partie de la population qui redoute les effets sur la santé d’une exposition à long terme aux ondes électromagnétiques.

En témoignent les mobilisations fréquentes des comités de quartier contre l’implantation de nouvelles antennes GSM, mais aussi les plaintes déposées par les citoyens auprès de Bruxelles Environnement qui est en charge des contrôles du respect des normes de rayonnement électromagnétique des antennes-relais.

Depuis 2014, année de la mise en œuvre de la nouvelle ordonnance bruxelloise permettant le déploiement de la 4G, Bruxelles Environnement a reçu un total de 158 plaintes d’habitants inquiets. Le nombre de plaintes varie d’une année à l’autre : de 29 en 2014, on est passé à 46 en 2015 pour atteindre 55 en 2016. Après trois années de hausse, le nombre de plaintes est retombé à 28 l’an passé.

« Les plaintes ne sont pas toujours liées à l’implantation d’une nouvelle antenne. Quand quelqu’un déménage, il s’inquiète parfois d’une antenne déjà installée à côté de chez lui. La variation du nombre de plaintes peut aussi dépendre de la médiatisation du phénomène. Certaines personnes constatent une aggravation de leurs problèmes de santé et se demandent si cela peut-être lié. Certaines personnes qui se sentent mal uniquement lorsqu’elles sont chez elles s’interrogent également », explique Vincent Cauchie de la division inspectorat de Bruxelles Environnement.

208 mesures ont été effectuées depuis 2014

Qu’il s’agisse de maux de tête ou encore de problèmes de sommeil, ce n’est pas le rôle de Bruxelles Environnement de déterminer si un mal-être physique est causé par un champ magnétique. L’administration se charge uniquement de vérifier sur le terrain que les normes en vigueur sont bien respectées. Au total, 208 mesures ont été effectuées depuis 2014. « Le plaignant reçoit un courrier avec le résultat des mesures. Si on constate un dépassement, on contacte l’opérateur pour lui demander de réduire le signal émis par l’antenne. Celui-ci peut aussi envisager de réorienter l’antenne dans une direction où il n’y a pas de logement », ajoute Vincent Cauchie.

 

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