Accueil Économie Consommation

Nucléaire: les pastilles d’iode pour qui et pour quoi? (vidéos)

4,6 millions de boîtes d’iode ont été commandées. Chaque belge peut se procurer ces médicaments gratuitement.

Temps de lecture: 2 min

La distribution de comprimés d’iode a été actualisée dans le nouveau plan d’urgence nucléaire entré en vigueur mardi, ont annoncé les ministres de l’Intérieur, Jan Jambon et de la Santé publique, Maggie De Block.

1.

Pour qui ?

Ces comprimés sont désormais destinés aux personnes vivant dans un périmètre de 20 kilomètres autour d’une installation nucléaire (10 kilomètres pour l’Institut national des radioéléments de Fleurus) et aux groupes cibles plus vulnérables, soit les enfants jusqu’à 18 ans, les femmes enceintes et celles qui allaitent.

Chaque citoyen peut toutefois aller chercher des pilules d’iode car aucune vérification ne sera opérée par le pharmacien. Les personnes âgées de plus de 40 ans ou présentant une allergie ou une hypersensibilité à l’iode sont, elles, invitées à consulter leur médecin traitant.

Les collectivités qui s’occupent de bébés et d’enfants, telles que les crèches, les écoles, les garderies… sont également priées d’en acquérir par précaution mais celles-ci déplorent le manque d’information à ce sujet.

Les personnes possédant déjà des comprimés d’iode ne doivent pas les changer.

2.

À quoi servent les pastilles ?

Lors d’un accident nucléaire, de l’iode radioactif peut être émis, ce qui peut causer notamment un cancer de la glande thyroïde. «  En prenant au bon moment l’iode stable, la glande thyroïde se sature ce qui empêche la captation d’iode radioactif », indiquent les autorités. Cela n’offre toutefois aucune protection contre d’autres substances radioactives. Si un accident nucléaire se produit, se mettre à l’abri reste donc la meilleure protection.

Le fil info

La Une Tous

Voir tout le Fil info

0 Commentaire

  • Posté par Louis Vercruysse, mardi 6 mars 2018, 15:51

    merci pour l article ,peut etre une a s b l produitles comprime,ou un samu

  • Posté par stals jean, mardi 6 mars 2018, 15:46

    A propos de cette fumisterie nationale j'ai déjà écris 2 autres commentaires qui évoquent cette distribution de pastilles d'iodure de potassium... Pour ceux qui n'ont pas le temps de se documenter, j'ai trouvé ceci sur internet... Un nuage diffusé par accident nucléaire ne répand pas que de l’iode 131 Si la prise d’iode stable s’avère effectivement efficace pour lutter contre les éventuels cancers de la thyroïde induits par l’iode 131, elle n’est en aucun cas un bouclier contre tous les autres radio-isotopes qui pourraient être dispersés lors d’un tel accident (césium 137, strontium 90, plutonium et tant d’autres...). L’iode est un isotope dont la durée de vie est particulièrement courte par rapport à tous les autres éléments radioactifs que l’on retrouve dans les rejets d’un accident nucléaire. Il perd la moitié de sa radioactivité au bout de 8 jours et finit par être 1000 fois moins radioactif au bout de 80 jours. Le césium 137, élément courant dans le combustible nucléaire usagé, est facilement assimilable par l’organisme par son stockage dans le foie et les reins. On le retrouve ensuite par exemple dans les légumes verts et produits laitiers en zone contaminée. Et ce césium 137 a besoin de plus de 30 ans pour perdre la moitié de sa radioactivité. Mais 30 ans, ce n’est rien à côté de la période radioactive d’autres éléments dégagés par les rejets. Le plutonium présent dans le combustible MOX des centrales françaises a une demi-vie de 24 000 ans et l’inhalation de 50 millièmes de milligramme peuvent constituer une dose mortelle. En dose plus faible, il peut être par exemple être stocké par la moelle osseuse et induire des cas de leucémies aigües… La liste des autres radioéléments présents dans les rejets radioactifs pourrait être très longue et chacun de ces éléments a tendance à muter en un nouveau radio-isotope avec sa propre période. Aussi je conseille au gens qui habitent dans un rayon de vélo d'un réacteur nucléaire de tenir en réserve des pastilles de cyanure qu'ils pourraient croquer, en cas d'explosion d'un réacteur si bien entendu ils en ont le temps...Trêve de plaisanterie, la grosse gretchen du VLD comme le jambon de la NV-A, ont-ils touché le pactole de l'usine à fric qui fabrique ces comprimés miraculeux? pourtant pas fabriqué à Lourdes, on pourrait le croire, car on en a vu d'autres...

  • Posté par Lambert Paul, mardi 6 mars 2018, 15:43

    ou comment se donner bonne conscience en cas d'accident, et c'est comme pour tchernobyl, où le nuage c'était arrêté comme par miracle à la frontière, ici il s'arrêtera à 10 ou 20 kms

Plus de commentaires
Sur le même sujet

Aussi en Consommation

Voir plus d'articles

Allez au-delà de l'actualité

Découvrez tous les changements

Découvrir

À la Une

Retrouvez l'information financière complète

L'information financière
Geeko Voir les articles de Geeko