La directrice d’un musée gantois accusée d’avoir menti face aux politiques locaux

©Capture d’écran Google
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Catherine de Zegher, directrice du Musée des Beaux-Arts de Gand, le MSK, a menti, lundi soir, face aux politiques du comité de la culture de la Ville de Gand, dans l’affaire de la collection russe d’œuvres d’art dont l’authenticité a été mise en doute. L’information est rapportée mercredi par les journaux flamands De Standaard et Het Nieuwsblad. La directrice du musée aurait affirmé que deux expertes externes se sont penchées sur la collection avant qu’elle ne soit exposée, mais les personnes citées n’ont en réalité pas examiné les œuvres, affirment les deux quotidiens.

«  Pendant 6 mois, le musée a effectué des recherches sur la collection » Toporovski, avait affirmé Catherine de Zegher lundi soir. «  Durant cette période, deux experts externes ont été pleinement impliqués dans ce processus », ajoutait-elle, nommant Magdalena Dabrowski et Noemi Smolik, qui étaient, toujours selon la directrice, «  si enthousiastes qu’elles voulaient en faire une exposition ».

« Plus que scandalisée »

Cependant, aucune des deux expertes ne confirme cette version. «  Je n’ai jamais reçu une demande d’expertise », indique ainsi Noemi Smolik. «  J’ai vu la collection pour la première fois quand elle était déjà exposée dans le musée. J’ai immédiatement eu des doutes. »

Magdalena Dabrowski se dit quant à elle «  plus que scandalisée » par le fait d’avoir été nommée comme experte. «  Elle ne m’a jamais informé de cette exposition », précise-t-elle à propos de Catherine de Zegher. «  Elle ne m’a jamais, non plus, demandé une expertise. J’ai vu la collection le 24 mai 2017, mais c’est uniquement parce qu’un ami m’a introduit, chez les Toporovski. Le musée avait alors déjà fait sa sélection. »

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