Chaussée d’Ixelles semi-piétonne fin juin

Fait rare, la rénovation de la chaussée d’Ixelles respecte le calendrier initialement fixé.
Fait rare, la rénovation de la chaussée d’Ixelles respecte le calendrier initialement fixé. - Pierre-Yves Thienpont

Il n’est pas encore tout à fait l’heure de crier victoire mais à ce jour, la rénovation de la chaussée d’Ixelles respecte le calendrier initialement fixé. Un fait assez rare au rayon des grands chantiers que pour être salué. Si rien ne vient perturber les rouages, le tronçon reliant la Porte de Namur à la place Fernand Cocq se transformera en semi-piétonnier dès le début du mois de juillet, seuls les bus, taxis et autres vélos pouvant emprunter l’artère durant la journée. Un coup de force qui ne doit rien au hasard mais à une bonne préparation en amont, comme l’explique l’échevin ixellois des Travaux, Romain De Reusme (PS).

« Nous avions annoncé fin juin pour la fin des travaux de la chaussée d’Ixelles et, à ce jour, on maintient cette échéance pour laquelle les entrepreneurs travaillent d’arrache-pied. En amont du chantier, nous avons décidé avec le ministre Pascal Smet (Mobilité, SP.A) de mettre en place une coordination particulièrement aboutie des différentes interventions dans l’objectif de gagner du temps ».

Première étape, faire travailler les intervenants de concert. « Les impétrants comme Vivaqua ou encore Sibelga devaient intervenir en sous-sol avant les travaux en surface. Plutôt que de travailler les uns à la suite des autres, nous les avons faits intervenir tous ensemble sur la même portion ». Un accord a également été passé avec la société d’eau bruxelloise. « Nous nous sommes entendus avec Vivaqua pour que l’intercommunale augmente ses journées et fasse monter deux équipes, une le matin, une autre l’après-midi. Toujours avec Vivaqua, il a encore été retenu que certaines équipes travaillent aussi le week-end ». Autant d’aménagements qui ont entraîné un sérieux gain de temps, à en croire Romain De Reusme. « La combinaison de ces trois éléments fait que nous avons gagné près d’un an ».

Tout cela coûte évidemment de l’argent et en l’occurrence, 250.000 euros. « Un montant supplémentaire que le ministre Pascal Smet a accepté de débloquer », poursuit l’échevin en prenant garde de ne pas crier victoire trop tôt. « Nous ne sommes pas encore fin juin, nous avons par exemple été confrontés à un gel très surprenant fin février, je reste donc prudent même si le chantier avance bien ». C’est actuellement le premier tronçon de la chaussée d’Ixelles qui est en cours de réaménagement et ce, entre la rue Souveraine et la rue de la Paix. Restera ensuite l’axe Paix-Porte de Namur et, enfin, le carrefour de la rue de la Paix. Une fois le chantier terminé place à la semi-piétonnisation. Le réaménagement de la place Fernand Cocq sera ensuite le prochain gros défi à relever. « Comme pour la chaussée d’Ixelles, les impétrants doivent intervenir et nous allons donc proposer la même coordination. Avec les ingénieurs, nous planchons actuellement sur la meilleure façon de faire coexister les interventions ».

Alcool: un arrêté étendu au quartier Flagey

Par Patrice Leprince

La bourgmestre ixelloise, Dominique Dufourny. © P.-Y.T.
La bourgmestre ixelloise, Dominique Dufourny. © P.-Y.T.

Dans sa tournée des quartiers imaginée pour prendre le pouls de la population, le collège ixellois faisait escale, ce mardi soir, à la place Flagey. Au programme, une salle comble et une ambiance plutôt électrique, à entendre la bourgmestre Dominique Dufourny (MR). « C’est la première fois que l’ambiance est aussi tendue lors d’une réunion citoyenne, les gens étaient excédés, explique-t-elle. Alors que d’habitude, nous avons beaucoup de questions sur la mobilité ou les travaux, les débats ont ici essentiellement tourné autour des nuisances sonores, des incivilités ou encore de la propreté. Certains nous ont dit avoir déménagé, d’autres ont menacé de le faire en expliquant ne plus supporter cette pression ». Un cri généralisé que la libérale dit avoir entendu. Elle annonce ainsi avoir pris un arrêté interdisant la consommation d’alcool sur la voie publique à partir de minuit.

Une mesure similaire avait déjà été prise entre septembre et octobre derniers pour la place Sainte-Croix, la rue du Belvédère et les étangs. La place Flagey est donc ajoutée à la liste de l’arrêté qui sera en vigueur du 15 mars au 15 octobre. « Le maintien de la sécurité et de la tranquillité publique est tout bonnement une priorité, affirme Dominique Dufourny. Le quartier Flagey est effectivement particulier, tant il attire un public nombreux, jeune et festif. Mais on ne peut pas tout tolérer et les riverains, certes satisfaits des mesures entreprises, m’ont aussi fait part de leurs inquiétudes face à certaines incivilités et nuisances toujours d’actualité surtout en soirée et la nuit. Nous continuerons donc le travail entrepris et renforcerons nos actions ».

Les night-shops concernés

L’arrêté de la bourgmestre concerne également les night-shops mais aussi la pompe à essence située à côté de Flagey. « Dès minuit, ils auront également interdiction de vendre de l’alcool ». Et Dominique Dufourny de prévenir. « Dès le 15 mars, la police sera présente pour faire respecter l’arrêté ».

Élections communales 2018
 
 
 
 
 
 
 

Vos réactions

Règles de bonne conduite / Un commentaire abusif? Alertez-nous

Le choix de la rédaction
  1. Enfant du pays ardennais, Maxime Collard connaît la qualité des produits du terroir, qu’il transcende avec inventivité.

    Guide Michelin: un seul trois étoiles en Belgique, est-ce grave?

  2. FeluyPolice (2)

    Les gilets jaunes: «Nous sommes apolitiques et nous le resterons»

  3. Emmanuel Macron et Charles Michel lors d’un point presse ce lundi 19 novembre.

    Gilets jaunes: pourquoi Macron refuse de répondre aux journalistes (vidéo)

  • France-Belgique: cultiver ce qui nous unit

    C’est une visite pratiquement inédite qu’Emmanuel Macron entame ce lundi en Belgique. Inédite, parce que jamais depuis 1971 un président français n’avait fait une visite d’Etat au Royaume. Et encore, le protocole français considère-t-il la visite qu’avait alors effectuée le président Pompidou auprès du roi Baudouin comme une « simple » visite officielle.

    Au soir de l’élection d’Emmanuel Macron, le 7 mai 2017, le roi Philippe fut tout simplement le premier à proposer une visite d’Etat au...

    Lire la suite